SCÈNE II
OCTARD, ABDALA.
ABDALA.
Comment, étranger, tu as déjà quitté ta tente? aurais-tu l'intention de m'accompaguer à la chasse ?
OCTARD.
Les plaisirs de la jeunesse ne sontplus faits pour moi. ( avec intention ). D'autres soins m'occupent...
ABDALA.
Celte image de la guerre me rappelé des jours heureux... quand j'attaque le tigre . il me semble encore que je combats les Bédouins, (mouvement très-marqué d' Octant).
OCTARD.
Mais ne crains tu pas les chrétiens plus encore que les Bédouins ?
Ar.r. .la.
Abdala ne crains rien !.. les chrétiens combattent une nation , mais ils n'attaquent point un homme... ils renversent une année , mais ils ne pillent point les voyageurs!., il n'y a que les Bédouins...
OCTARD , l'interrompant .
Jeune homme, ;1 faut être un ennemi généreux!
abdala.
Tu as raison , je me laisse emporter par uu mouvement ir-
réfléchi... pourquoi cette tribu m'a-t-elle donné l'exemple de la haine ?.. je pars , dis à mou père qu'avant le milieu du jour je rentrerai dans nos tentes... te reverrai-je? passe-tu cette journée parmi uous ?
OCTARD.
Demain seulement je regagnerai ma tribu...
Adieu ! ( il s" élance sur son cheval et s'éloigne. )
SCÉISÈ 111.
OCTARD , seul.
Qu'il a bie!! i <'■ voir toute son inimitié contre ma tribu! tu cours à ta perte 1 un quelque lieu que tu portes tes pas, il y aura là des Bédouins !.. si tu ne meurs pas de la main d'Octard , tu mourras du moins parce qu'il l'aura f.oulu.
SCK1NE IV.
HASSAN . OCTARD , MIRZA , Famille d'Hassan , ( on sort des tentes. )
HASSAN
Mes enfans , voici bientôt l'heure de la prière, vous allez joindre vos v eux aux miens , pour la prospérité de l'Arabie et de la religion de Mahomet.