‹ L'Arabe hospitalier; mélodrame en un acteChapitre 5 sur 24 · MIRZA · texte numérisé non relu

MIRZA

Mais, Abdala ne paraît point encore , mon père, sa toute est déserte, et cependant il aime à se trouver au milieu d< s mille, à celte heure sacrée du jour.

OCTARD.

Abdala, suivi dé quelques hommes de cette tribu, a devancé le jour dons les plaines , pour surprendre le tigre...

v,mz\.

Dieu de Mahomet veille sur lui.

h yssa> .

Ne crains rien, 6 Mirza , fille adoptée par mon cœur, future compagne de mon Abdala ; tu connais sa valeur et son adresse, que peux-tu redouter, les chrétiens ont attaqué Saladin , mais ils n'ont point encore tenté de conquêtes au désert; que viendraient-ils {aire dans nos misérables tentes , qui sans

cesse reculeraient devant eux et les forceraient peut-être à s'ensevelir dans nos mers de sable.

OCTARD

Tu connais mal les chrétiens , vieillard , ils ont déjà franchi l'espace qui sépare Ptolémaïs de l'Oasis d'Anarou.

ItfIRZA.

Mais , mon père , si les Bédouins...

HASSAN

Au nom de tous les Arabes hospitaliers , j'ai fait un,e trêve avec eux.

octard, à part.

Tu comptes sur la foi de tes ennemis , insensé, ta tribu sera détruite.

MlitZA.

On dît que leur chef Octard est sans pitié.

HASSAN

Que nous importent ses cruautés ; nos Arabes sont armés de flèches comme les siens, et mon Abdala , mon brave Abdala les commande.

octard , à part.

Abdala! ah ! puisse le tigre qu'il poursuit déchirer le sein du vainqueur d'Oclard.

HASSAN

Mais, voici nos fidèles serviteurs, (à Octard). Etranger, la religion de Mahomet est la tienne, veux-tu prier avec nous?

OCTARD.

J'y cousons , puisse le ciel exaucer mes vœux, Hassan , tu n'aurais plus rien à désirer.

(Hassan va dans le fond du tlnàire, monte sur un tertre élevé j toute sa famille s'agenouille autour de lui).

H vssan , élevant ses bras r'ers i Orient. Dieu de l'Arabie , préserve la contrée , où naquit ton prophète , des vapeurs enilamées du Simoun et du joug des Européens. Tourne ta main puissante vers cette tribu ; que les vertus de famille' el I hospitalité s'y conservent à jamais , et forts de la protection céleste , farouche Octard , ( mouvement d Octard) nous ne craignons ni tes ruses, ni le nombre de tes soldats, Dieu seul est Dieu , et Mahomet est son prophète. Mes enfans, levez-vous.

(Tousse lèvent dans un saint recueillement.)

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