CONTUSIONS
Pour les contusions ayant déterminé une plaie, les Arabes du département d'Alger emploient une figue sèche oaverte et placée sur la partie malade.
Quelques-uns se servent du styrax (miâ).
Les indigènes du département de Constantine préfèrent un mélange de farine et de grais<^ recouvert d'une pelare épaisse d'oignon !
D'autres emploient une pâte composée d'œufs, de farine, d'oignon, d'ail. Cette pâte est étendue sur de la laine cardée et placée sur la blessure.
Ce singulier cataplasme est appelé par Jes Arabes Djebira.
Lorsqu'un Arabe a reçu un coup de bâton ou de pierre sur la tète (cet accident, vu la douceur de leurs mœurs, leur arrive très fréque.nment) il se sert d'un des remèdes indiqués plus haut et se couvre le chef de nombreux chiffons ou guenilles, sous prétexte d'empêcher Taction de 1 air. La propreté de ces linges laisse souvent à désirer; aussi lorsque les blessés découvrent leurs plaies ainsi soignées, s'en dégage-t-il une odeur des plus repoussantes.