‹ L'Arabe tel qu'll est: études algériennes & tunisiennesChapitre 65 sur 74 · USURE · texte numérisé non relu

USURE

L'usure est d'un usage général chez les indigènes ; tous s'en servent et beaucoup la pratiquent. Un Arabe de n'importe quelle tribu d'Algérie prêtera à son voisin, à son parent même un double-décalitre de blé ou d'orge a condition qu'à la récolte, il lui en rende deux ou trois !

Il y a seulement vingt cinq ans. les usuriers juifs se rendaient sur tous les marchés crabes et faisaient l'usure sur la plus grande échelle ; aujourd'hui ils ont été remplacés complètement par les Béni Mzab et les Kabyles du Ferd jioua, Zouaoua ou autres.

Tous ccS usuriers musulmans prêtent à leurs coreligionnaires à un taux plus qu'excessif. Ils vont dans tous les marchés planter leurs tentes, ayant quelques pièces de cotonnade, une certaine somme et une forte broche de billets à ordre. Ils font souscrire des billets aux emprunteurs ; ces reconnaissances sont établies conformément aux règles tracées par notre procédure, mais elles mentionnent tou-

. i celle reçue par l'emcache un moutr . ^^t quelquefois un chiffre de

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."'<''/«• '^''"^erce, expliquent la richesse rapide de ceriiA«^*'''*^r/iint.*= originaires de Ghardaïa, Guerara, Béni wV* " u «u^*"®^ localités du Mzab, et en présence des /^"^"^^rwot^^ acquisitions immobilières qu'ils effectuent //^^' jjcoup de localités algériennes, on est amené à se i/^^^^^er si, au point de vue économique, nos sujets du ^* I, ne constituent pas un danger réel ?

' Les Arabes empruntent toujours et quand même. S'ils , ygient pas d'usuriers, ils se considéreraient comme très flialheureux et tous les efforts que l'on fait pour les soustrairc aux agissements des préteurs sont en pure perte. Les plus fortunés comme les plus misérables ont recours aux usuriers et souvent dans l'unique espoir qu'un événement quelconque les empêchera de se libérer.

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