‹ L'Araucana, poëme épique espagnolChapitre 1 sur 40 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

J'avais promis de pour$ui?re celle hisloire; aussi l'ai-je continuée, non sans beaucoup d'obslacles el de soucis; el, bien que celle deuxième parlie de YAraucona ne laisse pas yoir loule la peine qu'elle m'a coulée, cependant celui qui l'aura lue pourra comprendre quel labeur j'ai eu à subir pour achever deux publications sur une matière si difficile el si monolone. Car, depuis le commencemenl jusqu'à la fin, elles ne renfermenl qu'un seul objet ; et, devant l'obligation de marcher toujours sous l'empiie d'une même réalité, par un chemin si désert el si stérile, il me semble que ce serait n'avoir pas de goût que de ne pas se fatiguer sur mes traces. Avec cette crainte j'aurais voulu mille fois mêler à mon récit quelques sujets d'une autre nature ; mais je me suis déterminé à ne pas changer de style, dans l'espoir que l'inlérôl des choses dont je parle servira de conlre-poids aux fautes que mon livre présente»

i M. CtTttaao Rofdl •*« patcoMcrvé, coidm« U texte de Baodry, le partage du potae es trois eeetions asMi inégales. L'éditenr de 1851 regarde eette disCribU'' tieo conme désornais iuntile, et ne vent y reconnaître qu'un souTenir des diffé- YMtct dates auxquelles ont été publiés suceessiTement, d'abord les quinse premiers cbants (1569), puis, les qnatorte ebants de la deuxième partie (1571), puis,enin, les derniers cbanU, eeux de la troisième division (1599). M. Winterling n'a pus tenu compte non plus de la vieille forme de VArauean^, et il l'a fait disparaître de sa traduction en 1131. Noui TaTOos gardée par respect même pour cet intérêt biUio' graphique que négligent fédition espagnole et la version allemande.

Page 1