Troisième Partie
Suite du combat de Rengo et de Tucapel. — On les emporte de la lice presque expirants l'un et l'autre, sans qu'il y ait de vainqueur. — Réconciliation des deux advcrsairco. — Les Espagnols retranchés dans la foitcresse de Tucapel, sous le commandement
du capitftfoe Reyuoso. — Le reste de Tarmée se rend à l'Impériale par les défilés de Purén, et Garcia met fin aux désordres qui afDigeaieot cette colonie. — Les Araucans profitent du départ de l*armée pour projeter une nouvelle attaque. ^ Aussitôt trente iSapagnols, et don Ercilla parmi eux, se dirigent vers Tucapel par les bois de Tirua et atteignent la citadelle au moment même où elle derait être assaillie. — CaupolicAn avait en recours à un stratagème. — Il voyait décroître son ascendant avec son henreose fortune et voulut tenter un coup décisif. -^ Ponr le Jour qnll a fixé, tons les barbares ont reçu l'ordre de s'armer en secret et d'être présents au rendez-vous de guerre. ^ Il leur annonce avec tant d'assurance la prise de la citadelle et l'anéantissement des chrétiens, qu'ils obéissent sans hésiter à ses prescriptions. — Cependant Prano est chargé par le chef de s'aboucher avec un Espagnol. — Doué d'une rare prudence, il finit par s'entendre avec r]ranacona AndresUlo. — Séduit par les apparences les pins trompeuses^ Prano communique h l'yanacona le projet d'attaque et lui promet de magnifiques récompenses s'il consent à seconder Irs armes de Gaupolicàn. — Le lendemain, une entrevne doit mettre Andresillo eu présence de Gaupolicàn lui-môme 403
CBANT &XXI
AndresiUo court informer Reyuoso du plan des barbares. — Confondu de leur audace, Reynoso veut les faire tomber dans le piège qu'ils préparaient. — Par ses ordres, AndresiUo se rend à l'entrevue projetée, trompe GaupolicAn et s'engage à donner luimême le signal de l'attaque, en plein jour, à l'Instant où les Espagnols reposent dans une profonde sécarité. ^ Gaupolicàn met la nuit à profit pour diriger ses barbares dans le voisinage de la forteresse, et Reynoso pour préparer tons les moyens de résistance et de destruction . — Attaque furieuse des Araucans. 423
CHANT XXXll
Ëchec sanglant des Indiens. — Déception de Prano. — Sa mort héroïque. — Fuite de l'armée ennemie. — Pourquoi les principaux chefs araucans ne furent pas enveloppés dans lo désastre. — Gaupolicàn disperse tout son cauip, et renonce momentanément à la guerre. — Avec une escorte de dix vaillants compagnons, il
Pagei.
se retire dans des Ueoi impénétnib!es et change plus d'une fois d'asile. — Les Espagnols le poursuifent de tontes parts. — Épiftude de leurs expéditions. — Aventure de Lauca. — La fidélité conjagale de cette jeune femme barbare amène nn récit dans lequel, en revenant Ters le camp espagnol, don Ercitiajostifle Thonneur de Didon et la constance de son premier amour contre la tradition mensongère de Virgile . 437
CHANT XIXIII
Ercilla continue rhistoire de Didon et achève l'apologie de sa vertu. — La petite troupe expéditionnaire rentre dans Tucapel. — Après d'inutiles recherches, les Espagnols, rencontrent enAn un barbare qui leur livre le secret de Caapoiicin. — Guidés par le traître, ils se rendent pendant la nuit tout près de sa demeure, et l'attaquent à la première aube du Jour. — Première tentative de résistance. — Caupolic&n, blessé et réduit à se rendre avec les siens, dissimule et veut se faire passer pour un guerrier ordinaire. — Scène de mœurs sauvages. — La femme de Caupolicân, indignée de le voir humilié ainsi et captif, jette h ses pieds le jeune fils qu'il a ou d'elle et fuit dans les montagnes.— Les Espagnols touchés donnent à l'enfant une antre nourrice. — lis entraînent le prisonnier. On le confironte avec une fonle de barbares, mais aucun d'eux n'ose déclarer on lui son général. — Cependant 11 no peut longtemps soutenir cette ruse périlleuse. — Il denoande Reynoso pour se faire reconnaître. 4G7
Noble langage adressé par CaupolicÂn au capitaine espagnol. — Malgré ses promesses de soumission au pouvoir de Philippe H et à la foi chrétienne, il est condamné à subir le supplice du pal et à servir de but aux flèches de six archers. — Ferme devant la sentence dce juges, Caupolicàn se convertit au christianisme et reçoit le baptême. — Puis il marche avec intrépidité à la mort. -^ Incidents de l'exécution. — Héroïsme de la victime. — Regrets d'Ercilla, absent alors de Tucapel. — Impression que reçoit la foule à la vue de son chef supplicié. — Déjà les principaux caciques se réunissent pour élire un nouveau général. — Avant de s'engager dans les discussions de leur assemblée, Erciila songe
(>8S TABLE DES MATIEKES.
un instant à cbftnter les hauts Taits que l*E8|Mgne accomplissait alors en Europe; mais il change de propos, et, ijoumant cette riche matière, il veut d*abord accompagner don Garcia dans son exploration des terres australes au delà du Chili. — Effroi qoe l'invaiion des Espagnols Jette parmi ces peuplades primiti?es. — Rose du cacique Tnncooabala pour tromper et pour anéantir i'armée conquérante. 492
CUAMT xixv
Don Garcia harangue ses compagnons d'armes, et ils s'élancent avec enthousiasme dans leur nouvelle carrière. — Us s'arançaient depuis quelques Jours, lorsque dix sauvages se présentent à leur rencontre. — Tunconabala qui^ les conduit adresse aux Espagnols des paroles insidieuses propres à les détourner de leur tenuUve et à leur faire rebrousser chemin. — Mais lorsqu'il les TÛt déterminés à poursuivre leurs projets, il leur propose un guide. — Les Espagnols acceptent, et le petit groupe d'Indiens les escorte pendant deux Jours. — Tunconabala, en prenant congé d'eux, leur laisse un conducteur qui les égare de plus en plus et leur échappe après quatre Journées de marche pénible. — Voyage des Espagnols à travers des bois épais. — Souffrances de tout genre qu'ils éprouvent durant toute une semaine dans les forôts vierges des Cordillères. -— Ils parviennent enfin à se tirer de ces lieux inextricables et atteignent la plaine fertile d'Ancudbox devant l'archipel de Chiloé. — Là, ils trouvent des fruits savoureux et des hôtes compatissants. SIS
Un cacique de l'archipel vient offrir aux Espagnols, avec une bienveillance pleine de courtoisie, tous les objets qui leur sont nécessaires. " Reposées et ravitaillées, les troupes de don Garcia pour* suivent leur expédition. — Partout les caciques dos lies viennent les saluer, leur apportent des vivres, leur offrent des présents et témoignent pour leur extérieur, leurs armes et leurs clievaux un étonnement naïf. ^ Erdlla visite avec plusieurs de ses compagnons quelques Iles de l'archipe).— Bientôt l'armée s'arrête devant l'obetacte que lui présente l'immense desaguadero, — L'hiver faisait sentir déjà ses premières atteintes, et il était impossible four Icb
Pag*».
Espagnols de poussor plus ayant ni de revenir par les mêmes chemins. — Un guerrier barbare leur propose do les ramener, |iar un passage plus praticable, Jusqu'à Tlmpériaie. — Nouvelle excursion d'Ercilla dans l'archipel de Chiloé. — Il laisse dans une des lies la marque de son passage. — Son retour au camp espagnol. — Dt^part de l'armée. —Arrivée de don Garcia et des siens dans les murs de Cautén. — Tournoi entre les Jeunes officier». — Querelle qui s'élève. — Danger que court Ercilla. — Il quitte l'armée, arrive au Callao,à la Terre-Ferme.— Épisode rapide de Lope de Aguirre. — Ercilla dans sa patrie. — Ses voyages en Europe. — iietour du po€to vers son sujet principal, la délibération des caciques araucans pour l'élection d'un chef. — Nouvelle digression vers le thé&tro des affaires politiques en Europe et vers les intérêts nationaux de l'Espagne • &36
CHANT xxxvii
Ce XXX vil* et dernier chaut de VAraucana commence par une grave discussion sur le droit de guerre. — La doctrine d'ErcllIa n'a d'autre but que de Justifler la conquête du Portugal par les armes de Philippe II. — La conduite barbare de S.nnta Cruz, vainqueur de Philippe Strozzi aux Açores, est défendue par les mêmes maximes. — Le poète se demande pourquoi les Portugais opposent à Philippe II une si opiniâtre résistance. — Politique bienveillante du roi d'Espagne. — Ses conseils prndents et pacifiques k don Sébastien. — Malheur qu'il eût voulu prévenir. — Croisade du roi portugais et son désastre à Alcazar-Kébir. — Enrique reçoit la couronne du Portugal. — Philippe II établit ses droits, pour l'éventualité où le trône resterait vacant. — Ses droits comparés avec ceux de Catherine de Bragance et d'Antonio de CraiOy et confirmés par de savants docteurs. — Négociations de Pliilippe II, entamées auprès d'Enrique, pour être reconnu et proclamé comme son successeur légitime. — Résistance du vieux monarque et sa mort. — Nouvelles tentatives du roi d'Espagne pour obtenir une solution pacifique. — La guerre est enfin résolue. — Magnifique matière offerte au génie des poCtes. — Vains efforts d'Ërcilla pour atteindre A la gloire. <— Son ftme découragée 110 peut plus s'élever assez haut pour célébrer son illustre souverain. — Il est temps pour lui de ne songer plus qu'au ciel. — II ne lui reste qu'à pleurer ses fautes, au lieu do chautcr la gloire. 550
694 TABLE DBS «ATIÈRBS.
Kclaircisscmeuts liistoriqucs et géographiques sur k's Araucans,
lear ethnographie, leur climat et leurs usages 587
10 Détails fournis par don ErcilU. &87
%"* L'Araucanie et ses habitants par M. Ignacio Domejko €02
^ Les Araucans de M. de Tounens 6SS
4* l.es Araucans de M. Alcide d'Orbigny 67S