‹ L'Araucana, poëme épique espagnolChapitre 39 sur 40 · FIN DU DEUXIÈME VOLUME · texte numérisé non relu

FIN DU DEUXIÈME VOLUME

Denztème Partie.

Pages.

PROLOGOB DB L'ÂUTBOR 1

Fin de la tecnpôle. — La galère capitane aborde Tlle de Quinquina.

— Les Espagnols s'y retranchent pour la mauraise saison, et s'efforcent de gagner les insulaires. — Ceux-ci, effrayés par de terribles pronostics, cherchent un refuge sur le continent. — Les caciques araucans se réunissent en conseil an val d'Ongolmo. — Discussions violentes de cette assemblée. — Querelle de Peteguelén et de Tucapel. — Eloquence persuasive de Colocolo. — Pour mieui connaître les projets des Espagnols et pour les attirer sur le rivage d'Ârauco, les chefs barbares envoient lAillalauco en ambassade vers don Garcia 3

Entrevue de Millalauco et do don Garcia. — Discours insinuant du messager des barbares. — Accueil qu'il reçoit du général. — Hésitation motivée des chrétiens. — Ils se déterminent à faire passer sur le rivage araucan quelques troupes, chargées de construire un fort sur le Cerro de Penco. — A peine est-il achevé que toute rarmée franchit le détroit. — Les Indiens, pour leur livrer assaut. Tiennent, durant la nuit, se cacher dans un ravin profond, à courte distance des retranchements espagnols. — Cette même nuit, Ercilla, livré à un sommeil étrange, est ravi par Bellone au sommet d'une montagne située dans une plaine charmante, et de cette hauteur prodigieuse ses regards découvrent toute la terre.

— Ils s'arrôtent sur la ville de Saint-Quentin, assiégée par Philippe 11, au moment où les Araucans vont attaquer la citadelle

de don Garcia • • 33

CRAIIT XVIII

Attaque de Saint-Quentin par Càceres, Navairete et Julien Romoro.

— Héroïque résistance de Parmée française. — Désastre de la ville prise d'assaut. — Générosité de Philippe II. — Nouvelles révélations faites à Ercilla, pendant la même nuit, sur la haute montagne où Bellone Tavait transporté. — Tableau général des événements du règne de Philippe 11. — Mariage du roi d*Espagne avec Elisabeth de France. — Mort prématurée de la reine. — Des guerres religieuses sous Charles IX. — La Péninsule préservée de rhérésie. — Prise de Penon par les Espagnols. — Séjour à Madrid des archiducs Rodolphe et Ernest. ^ Malte assiégée par Soliman le Magnifique et sauvée par Tescadre de Philippe If.

— Mort de Soliman devant Sigeth . — Révolte des Provinces-Unies.

— Insurrection des Alptijarras, comprimée par don Juan d'Autriche. ^ Onion de Philippe II avec Tarchiduchesse Anne. — Retour à

Vienne de Rodolphe et d'Ernest. — Nouvelle guerre contre les Ottomans. — Prise de Famagouste par Sélim II, vengée à Lépante. — Tableaux plus gracieux dévoilés à Ercilla. ^ Allusion prophétique de son mariage avec doha Maria de Baxan. — InterrnptioQ du rêve de don Ercilla par l'attaque furieuse des Araocanos.. ••..••• • • • 53

Gracolano conduit les Araucans à l'assaut du fort espagnol. — Ses exploits et sa mort héroïque. — Courage de Martin Elvira. — Mouvement général de l'armée barbare. — Audace des agresseurs. — Hauts faits de Tucapel . — Peteguelén attaque un autre côié de la forteresse. — Mort du vieux et vaillant cacique. — Les soldats de la flotte viennent pour se Joindre aux Espagnols engagés dans la lutte. — Ils sont accueillis sur le rivage par Feniston. — Le jeune chef araucan tombe sous les coups do Valenxoela. — La mêlée continue sur les remparts. — Résistance et bravoure indomptable de l'armée d'Espagne. — Retraite des Araucans. — Ils laissent Tucapel seul dans la citadelle ennemie où il prodigue à ses adversaires des coups mortels 80

Comment Tucapel s'élance de la forteresse des Espagnols. — Ses nouveaux exploits sur le rivage. — Il rejoint ses compagnoos. —

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Sortie des Espagnols et lear retour dans la citadelle. — Us réparent les ravages causés à leurs fossés par l'attaque des barbares et complètent leurs défenses. — Ercilla, durant sa garde de nuit, ▼oit une Jeune Indienne, qui, sur le clinmp de bataille, essaye de découvrir le cadavre de son époux — Cet épisode plein de cbanne et de pathétique apprend au poêle comment T«»gualda est devenue, à la suite d'un tournoi, la femme du vaillant Crepino, que la guerre devait, à peine un mois après, enlever à sa tendresse.

— Ercilla confie l'Indienne désespérée aux mains de femmes espagnoles ; il est résolu à l'aider le lendemain matin dans sa triste recherche • 95

CUAKT xxi

Au point du Jour, Ercilla accompagne la jeune femme barbare sur le champ de bataille où bientôt Tegnalda retrouve son époux glacé par la mort. — Peininre de son désespoir. — Le pcéte la ftiit escorter par ses Yanaconas qui portent le cadavre de Crépine Jusqu'au lieu où elle retrouve ses propres serviteurs et où elle n'a plus rien à craindre des surprises de la guerre. — Les Espagnols apprennent que leur cavalerie arrive de Mapoclié. — Mais un Indien et un cacique qui leur est dévoué, leur annoncent une attaque prochaine de toutes les forces réunies des Araucans. Tout à coup ils voient appsrattro les compagnons d'armes qu'ils attendaient. — A la nouvelle de ce secours inattendu, les Araucans i^ooment leur attaqne, Jusqu'à ce qu'ils soient mieux informés de la puissance véritable du renfort. — Une seconde troupe d'auxiliaires vient de Cautén se Joindre & l'armée de don Garcia.

— Caupolicân se prépare à poursuivre la guerre. — 11 passe en revue ses nombreux soldats, condnits par leurs chefs. — Le général e.«p8gnol met ses troupes en mouvement ; il leur adresse

un langage héroïque et franchit le Biobfo 133

CUANT XXII

Premier campement des Espagnols sur la terre des Araucans, aprU avoir franchi le Biob(o. — Rencontre des édaireurs de don Garcia et do l'avant-garde barbare. — Leur déroute. •— Juan Remon vient à leur secours. — Une lutte héroïque s'engage, dans laquelle Lincoya et Tucapel secouvrentde gloire . — Les cavaliers de lleynoso accourent et soutiennent l'escadron de Juan Remon, mais ils sont, malgré leur valeur, entraînés dans la même défaite. — Los Arau- H. 39

Pafcs.

cans vainqueurs arrivent devant l*arniéo espagnole et hésitent à l'attaquer. — Ils traversent obliquement la plaine, et vont occuper un marais. — Une partie de l'aile gaucbe des Espagnols les y poursuit. — Rengo combat avec l'audace du désespoir pour couvrir la retraite des bandes indiennes. — Un prisonnier de guerre, Galvarino, tombe entre les mains des vainqueurs. — Pour frapper l'ennemi d'épouvante, on le condamne à avoir les deux mains coupées. — Énergie sauvage que déploie TAraucan ; adieux terribles qu'il laisse aux soldats espagnols ikk

CHANT XSIII

Galvarioo est admis dans le conseil des caciques, assemblés sur l'Andalican. ^ Son discours enflammé et patriotique détermine tous les suffrages, et les barbares ne songent plus qu'à la guerre.

— Les Espagnols, de leur cOté, cberclient, à l'aido d'émissaires indigènes, à se mettre en relation avec les Araucans et à sonder leurs dispositions. — Après quelques inutiles tentatives, ils se déterminent à envoyer quelques-uns des leurs pour essayer cette difficile entreprise. ~ Ercilla fait, à son tour, une de ces expéditions sans résultais; mais comn.e il revenait vers le camp espagnol, une rencontre fortuite réalise pour lui un événement qui lui a été annoncé au cbant xviii* de VAraucana. — Incidents qui précèdent son arrivée dans la grotte de l'enchanteur Fiton. — Description de cette grotte. — Le magicien lui fait voir une sphère transparente, abrégé merveilleux de la terre et de toute Thistoire passée, présente et future. — Pour que le poète joigne à la narration de la guerre qui l'occupe, celle d'un grand exploit naval, honneur des Espagnols, il lui montre sur un globe oAagique, apris de terribles évocations , l'image de la bataille que les chrétiens

un Jour doivent livrer aux Ottomans dans le golfe de Lépante. . 160

Description de la bataille navale de Lépante, entre la flotte des Turcs, commandée par Hali, et celle des Chrétiens sous les ordres de don Juan d'Autriche. — Discours de don Juan à ses soldats.

— Ordre de bataille adopté par l'escadre espagnole. — Disposition de l'escadre ottomane. — Paroles de Hali à ses troupes. ^ Héroïsme de don Juan d'Autriche. — Lutte acharnée des deux armées rivales. — Rôle des principaux chefs. -— Mêlée affreuse autour dos deux galères realet. — Habileté et audace du pirate

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Paget.

Ocliali. — Épisodes. — Mort d'Augustin Barbarigo. — Prise de la veale ottomane. ~ Victoire des Chrétiens. — Faite d Ochali. — L'enchanteur Fiton, d'un coup de sa baguette, fait disparaître le tableau prophétique qu'il avait placé sons les yeux d'Ercilla. — Le poète revient au camp espagnol où chacun le croyait perdu. — Après deux semaines d'attente inutile, Garcia, que rien n'a pu éclairer sur les projets des barbares, porte son armée en avant et assoit son camp dans la vallée de Millarapué. — A peine les tentes sont-elles dressées, qu'un messager araucan se présente an chef espagnol 193

Message de défi présenté au nom de Caupolicàn & don Garcia. '— Ruse que voilait cette prtpo^ition. — Les Espagnols pénètrent le stratagème et se tiennent prêts au combat. — Attaque du camp espagnol par les barbares dès la pointe du Jour. — L'aile gauche des Araucans arrêtée par la cavalerie espagnole. — Bravoure do Caupolicàn. — Exploits des Castillans. — Ce qui se passe au centre do l'armée barbare . — Faits d'armes de Tucapel . — Marche de r aile droite des Araucans. — Galvarino enflamme les courages. — Choc terrible. — Rengo et Andréa se cherchent dans la mêlée. — Combat épisodique d'QrompclIo et d'Andréa. — Valeur des Espagnols. — Rengo s'engage daus une troupe d'adversaires. — Sa résistance héroïque. — Il est dégagé par Tucapel. — Fierté des deux rivaux. — La fortune paraît se décider en faveur des Indiens. — Dernier espoir des Espagnols 2 H

Un escadron de réserve sauve l'armée espagnole. ~ Déroute et retraite des Barbares. — Résistance désespérée de Rengo. — Les Araucans se réfugient dans les bois. — Les Espagnols les y poursuivent. — Lutte acharnée. — L'armée victorieuse, après avoir versé des flots de sang indien, retourne à ses tentes. — Supplice infligé à douze caciques prisonniers, afln de Jeter l'épouvante parmi les barbares. ~ Mort héroïque de Galvarino. — Les Es^ pagnols se rendent au val de Tucapel et relèvent la forteresse do Valdivia. — C'est de là qu'ils doivent exercer leur action sur le pays et le ramener à l'obéissance. — Dans une excursion militairOt don Ercilla se retrouve devant Fiton l'enchanteur. — Il raccompagne dans son habitation et dans ses magnifiques jardins.

— D*autre8 merveilles vont se dévoiler à ses yoax sur le globe magique qui lui a déjà révôkS d'avance la bataille de Lépante. . • 2€S

CHANT XXVil

Sur la sphère enchantée que lui montre Fiton, Ercilla aperçoit tous les lieux de la terre célèbres par les beautèt de la nature ou par les événements de Tliistoire. L'Asie et les grandeurs de Tantiquité, TAnrique et ses merveilles, les découvertes des modernes, l'Europe et surtout l'Espagne sur laquelle lo poëte insiste arec un enthousiaste patriotisme, les régions inconaues du Nouveau- Monde conquises par ses hardis navigateurs, les possessions des Moluques sont tour à tour indiquées an po&e dans le niagîqae panorama.*^ Lorsque don Ercilla est de retour au camp espagnol, de nouvelles démarches sont faites poyr ramener les barbares à l'obéissance ; mais après de nombreuses et stériles tentatives, don Garcia prend la résolution de faire occuper définitivement la forteresse do Tucapel. — Pour ravitailler la place, un détachement est envoyé à Cautén. — Ercilla fait partie de la petiie troupe expéditionnaire. ~ Pendant qu'elle revenait et traversait avec SCS bagages le déftié de Purén, une Jeune femme barbare qui fuyait avec terreur est aperçue par don Ercilla; il la poursuit do toute la vitesse do son cheval et bientôt parvient k l'atteindre. 281

Note complémentaire sur les sources du Nil 341

CHANT XXVIIl

Glaura fait à Ercilla le récit de ses tristes destinées. — Fille d'un puissant cacique, elle vivait heureuse, lorsqu'un jeune parent de son père, Fresolano, reçoit l'hospitalité dans sa demeure. 11 s'éprend pour elle d'un fol amour qu'elle rv^pousse avec froideur et dédain. — Ck)rome il lui peignait sa tendresse pour elle, un gros do chrétiens enveloppe la maison, et Fresolano meurt en les combattant. — Glaura ne doit son salut qu'à la fuite. — Elle erre dans les bois sans espérance. — Deux misérables veulent faire d'elle leur proie. Cariolanoles voit et leur fait subir le cliàtiment dû à leur audace. 11 devient l'époux de Glaura. mais une rencontre funeste les amène devant une troupe d'Espagnols. Sur les ordres de Cariolano, Glaura cherdie un refuge daus la forêt voisine, tandis quo le jeune guerrier lutte avec courage contre ses adversaires. Lorsque les bruits du combat se sont apaisés, elle sort de sa retraite et cherche inutilement le héros. Est-il mort ou

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prison Qîcr? Elle finit par apprendre (jue les Espagnol» se sont rendus & Tlmpériale, qu*ila doivent revenir à Tucapel par Purém ; elle essayera, sous un déguisement, de surprendre quelque trace do son mari. Mais, hélas! elle est tombée captive entre les mains d'Ercilla, et il ne lui reste plus qu*à mourir. Elle achevait à' peine, que la troupe espagnole est enveloppée dans une embuscade des Araucans, au fond môme du défilé de Purén. Un Indien accourt pour sauver Ercilla. C'est Tyanacona du poëte. Celui-ci lui avait accordé la vie à cause de la noble résistance que seul il avait osé faire aux soldats chrétiens. Glaura reconnaît Carioleoo. Ercilla leur donne la liberté, et court à la défense des Espagnols. — Le danger était extrême; mais Ercilla, suivi d'une poignée d'hommes audacieux, parvient à gravir les hauteurs. L'ennemi, qui déjà courait au pillage, reconnaît des Espagnols à la crête de la sierra et se voit pris entre deux feux. Il se disperse de toutes parts. — Vaincus mais chargés de butin, les Indiens sont rudement châtiés par Caupolic&u pour l'avidité qui leur a fait perdra la victoire. — Les Espagnols rentrent à Tucapel, avec de grandes pertes, mais en triomphateurs. 304

CHANT xxix

Dans un conseil des caciquea, Caupolfcàn propose de dévaster leur patrie et d'incendier leurs maisons, afin qu'il ne leur reste plus d'autre espoir que de vaincre ou do mourir. — L'avis belliououx du chef entraîne tous les guerriers. — Tucapel s'y as9ocie« mais il veut auparavant vider sa querelle avec Rengo. L'intérêt public a fait ajourner leur combat privé, mais il ne veut pas que la guerre lui dérobe encore son adversaire, comme elle a dérobé déjà Peteguelén à ses coupa. — Rengo ne réclame pas le champ clos avec moins de fureur. — Un cartel leur est accordé devant l'assemblée entière. — Lutte acharnée des deux héros barbares.. 38C

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