‹ L'Arc d'UlysseChapitre 18 sur 34 · DU VIEUX PEINTRE AMANT DE SA BONNE · texte numérisé non relu

DU VIEUX PEINTRE AMANT DE SA BONNE

Les écoliers de cinquante ans, et de soixante î Toujours en quête, en vain fessés, d'autres leçons, Rêvant de lac limpide où tremper leurs cuissons, Se vont noyer aux yeux d'une fausse innocente.

Quand, leurs écus palpés, une main commerçante Arme le vieux mousquet qui crache à leurs chaussons, Qu'ont-ils pris? Un chat maigre et qui sent le poisson. Ils tiennent gros butin un connin de servante.

Une lourde gothon, sur leur bouche, que tord Le malfaisant plaisir comme une affre de mort, Flaire l'eau des vieux puits et la cendre de l'âtre.

Peintre, on voit sur ton lit deux coulombs s'épouser. Plutôt, d'un ton cruel charge l'aile bleuâtre D'un corbeau qui te creuse avec son bec rusé.

1 8 octobre 1914* - 57

min DE VICTOIRE

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