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D’UNE PORTE DE LA CATHÉDRALE, A REIMS

Duraut les premiers siècles du christianisme, la décoration extérieure des basiliques, et celle, en particulier, de leur façade différaient complètement du mode que l’on choisit pour les églises depuis le XI? siècle. La construction d'un Mrium , érigé en avant, masquait la région inférieure^ aussi, réscrva-l-on le décor pour le haut de l'édifice. C'était là qu’ou plaçait de brillantes mosaïques, ces peintures presque inaltérables dont on retrouve, à tant de siècles de leur établissement, quelques exemples à Rome et ailleurs. Les Grecs de l’Empire d'Orient firent un assez large emploi de ce système , puisqu'on sait qu'ils excellèrent dans cette * espece de travail; mais, plus tard, ils. semblent y avoir ajouté le concours de la peinture à fresque, La dispersion des artistes à l’époque des ‘Iconoclastes, les relations qui s'établirent entre Constantinople, l'Italie, la Sicile, la Grèce, la franco, etc., durant les périodes mérovingienne et carolingienne, devinrent bientôt tout autant de causes qui propagèrent un genre de décor si convenable à l’embellissement du temple saint. Cette adoption , en s’infiltrant dans les idées occidentales, se développa donc en raison même do l'extension que prenait l'architecture, et, tout particulièrement,. cette partie de l’église qu’on 'désigqe sous’le nom de façade. Dans certains lieux même, en Italie par exemple, l’application de la mosaïque à l'extérieur continua longtemps; car on peut citer, à l'heure présente, des églises qui ont conservé, malgré l’action du temps et des hommes, telles parties antérieures plus ou moins • couvertes de ce mode d'ornemeut. «

Daus la suite, lorsque l'atrium Ait supprimé, ou descendit la décoration et on la plaça à la partie inférieure. Mais ce changement en produisit un autre : on substitua la sculpture à la mosaïque, dont on remplaça les nuances par la coloration des figpres et des ornements sculptés;

— d’où, ces portails et ces tympans ornés de reliefs peints et dorés que l’on voit encore, mais dans un état malheureusemout plus ou moins avancé de dégradation.

C’est précisément à l’un de ces portails que se trouve notre fragment de polychromie. Il remonte à la partie la plus ancienne de la cathédrale de Reims, et il sert d’ornement à l’uue des portes de son transsept (*). Orf ne peut se dissimuler toute l’importance de cette œuvre,

(! } Voyez t'eu , 1 porte dans notre planche représentant Y Élévation île la façade du croisillon septentrional

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