‹ L'Archéologie préhistoriqueChapitre 120 sur 131 · Bul. Soc. d'anthrop, de Paris} 1874^ p · texte numérisé non relu

Bul. Soc. d'anthrop, de Paris} 1874^ p

longtemps en usage. On y remarque sur toute l'étendue les traces d'un frottement réitéré résultant de l'usage. L'emploi ne saurait être révoqué en doute.

Un fragment de carapace de tortue simulant une amulette crânienne a été présenté à la Société d'anthropologie de Paris par M. Chauvet et étudié par M. Broca. Après avoir été soumise à une sérieuse étude, l'amulette fut reconnue comme étrangère aux os crâniens de l'homme et des animaux. Plus tard l'examen microscopique qui en a été fait par M. Latteux

Fig. 56.

a prouvé que cette pièce avait été prise dans le bord d'une carapace de tortue1. Le fait que nous relatons n'est donc pas isolé et se rattache à une coutume.

Un fragment carré de défense de sanglier, pris dans la partie la plus large, constitue une pièce qui se rapproche, sous le rapport de l'aspect, de l'amulette que nous venons de citer: Cetobjet, d'une grande régularité, est pourvu d'un trou de suspension; des traces qui y sont empreintes attestent un long usage.

Les coquilles perforées sont entrées dans la composition de diverses parures de l'époque néolithique. Leur rôle a été très-varié, les différentes positions qu'elles affectaient dans les sépultures le prouvent. La multiplicité des coquilles perforées,

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