M?1" Meignan. Le monde et l'homme primitif . p
3. Boucher de Perthes. Antiquités celtiques et antédiluviennes. T. I, p. 6.
Au point de développement où les études préhistoriques sont arrivées, les découvertes de Boucher de Perthes nous placent presque exclusivement en présence des objets les plus anciens de l'industrie humaine accusée avec une netteté reconnue. La question du travail de l'homme à l'époque tertiaire n'est pas en effet encore tranchée d'une manière définitive pour tous les savants. Il n'y a pas à en douter, les premières constatations de M. Boucher de Perthes attendaient d'autres découvertes encore plus expressives. Par le fait, l'exploration des cavernes constitue un pas énorme qui autorise d'autres espérances dans l'avenir. « Parce que nous avons levé un coin du voile, en faut-il conclure que nous avons vu tout ce que le voile recouvre ' ? » Ces paroles sont encore vraies aujourd'hui.
La multitude des gisements particuliers et des groupes typiques de l'époque quaternaire forme une sorte de dédale. Du moment où l'on aborde l'énumération, il se déroule nécessairement une liste considérable qui répand l'obscurité sur cette période. Envisagée dans son ensemble, elle est forcément pleine de difficultés et facilite les méprises. Chaque découverte, chaque fait, a néanmoins été exposé avec un intérêt incontestable et mérite l'attention. Mais il n'en faut pas moins une certaine hardiesse pour pénétrer dans ce labyrinthe, lorsqu'on veut procéder à une étude méthodique.