Idem. T. VI, p
5. Indicateur de l'Archéologue et du collectionneur, 1873, p. 365 et 366.
favorables au mode d'emploi préconisé par M. de Mortillet. Cependant M. Reboux a signalé des haches de l'Australie, encore en usage aujourd'hui, semblables à nos types quaternaires, qui sont emmanchées transversalement au bout d'un bâton, de façon à pouvoir être utilisées par les deux extrémités 1 . A un autre point de vue, les retailles exécutées sur le pourtour de la hache constituent un travail inutile dans le cas où l'instrument devait être tenu avec la main et rendent l'usage presque impossible2.
L'industrie quaternaire ne comporte pas seulement des instruments variés en silex, elle est aussi représentée par des instruments en os et en bois de cervidés II est bien évident que pour l'époque acheuléenne les objets en os font défaut 5 car l'époque de Saint -Acheul ne se rencontrant généralement que dans les alluvions, les objets en os ont été détruits par l'action du temps et des forces naturelles.
L'époque du Moustier ne donne pas non plus d'instruments en os, ce qui autorise à supposer que réellement le travail des os n'était pas encore en usage, car les cavernes de l'époque du Moustier pouvaient conserver parfaitement les instruments en os. On le voit par la présence des ossements bruts et par la découverte à des niveaux différents, appartenant à une époque subséquente, des instruments bien conservés et attestant une industrie spéciale.
L'époque solutréenne donne des têtes de lance en os et en bois de renne, mais ces objets sont très-rares. Cependant à Cro-Magnon les instruments en os sont plus nombreux qu'au Moustier ou à Laugerie-Haute. Des pointes de lances ou têtes de dards polis en os ou en bois de renne, des harpons non barbelés, des cornes de cerf percées, des os gravés avec figures d'animaux, des sifflets formés avec des phalanges de daim 3.
A l'âge de la Madeleine, on trouve en abondance des têtes de dards en os tantôt simples et tantôt ornementés sur leurs
1. Matériaux. T. VII, 1876, p. 175. —Bull. soc. d'antlirop. de Paris. T. IX, 1874.