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es grottes artificielles de la pierre polie, où les morts prenaient, selon les circonstances, la demeure destinée aux vivants, étaient saines, inaccessibles aux influences extérieures et absolument inconnues. Toutes ces conditions favorables réunies en avaient fait autant de locaux éminemment aptes à conserveries ossements. Elles renfermaient donc de nombreux matériaux précieux pour l'étude de l'anthropologie. Dans le début même de la découverte des stations néolithiques de la Champagne, l'importance de notre nombreuse collection anthropologique a été signalée au monde savant. Toutes les pièces susceptibles d'être recueillies, vu leur état de conservation, ont été collectionnées avec le plus grand soin. Les diverses parties du squelette humain qui ont fixé particulièrement l'attention des anthropologues comme portant certains caractères distinctifs peuvent être facilement examinées et comparées. Tous ces nombreux ossements constituent, sans aucun doute, la collection la plus
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considérable des pièces anthropologiques se rattachant à la période néolithique dont la vallée du Petit-Morin est le centre le plus considérable connu aujourd'hui.
Les crânes bien conservés provenant des sépultures forment une collection d'un grand intérêt. Parmi ces crânes, ceux qui ont subi des pertes de substance et qui portent des perforations ont été spécialement étudiés et appartiennent, selon l'opinion la plus admise, au domaine de l'archéologie. Ils ont été soumis aux appréciations des savants réunis au Congrès de Budapest. Plusieurs autres ont été envoyés au laboratoire d'anthropologie, et ils ont été dans la suite l'objet des remarquables interprétations de M. le DrBroca, notamment au Congrès de Budapest.
Si nombreuses qu'elles soient, les pièces anthropologiques détachées ne sont pas les seules qui fournissent de précieuses données à la science. Il existe plusieurs squelettes entiers qui permettent un examen complet de la charpente humaine dans toutes ses parties.
Les éléments que nous avons conservés forment malheureusement un ensemble isolé. Il serait donc difficile de grouper les différents types et de les rattacher d'une manière sûre aux différentes races reconnues parles anthropologues. Néanmoins il ne sera pas sans utilité de publier ici les différentes appréciations qui ont été faites jusqu'à ce jour. Ces premiers travaux contribueront puissamment à provoquer le classement de nos pièces anatomiques et à les faire connaître plus amplement. Cependant, il importe de le bien préciser, les parties étudiées forment seulement des fractions infimes de l'ensemble réuni dans les collections provenant des stations de la vallée du Petit-Morin.
M. le Dr Broca s'est le premier occupé des crânes provenant des sépultures de la Marne. Il en a parlé avec la supériorité de sa science spéciale si bien connue de tous. Pour laisser subsister tout l'intérêt que son travail inspire, nous le citons intégralement. Il contribuera, du reste, adonner une idée des ressources que la science peut trouver dans nos collections anthropologiques^
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EXTRAIT DE LA SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ d' ANT HR Ol'OLOG I E
Du 7 janvier 1875