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Fig. 18.
pariétal (flg. 18). Les bords qui sont taillés en biseau du côté convexe, avaient été polis avec le plus grand soin. Il y avait là un nouveau sujet d'investigations; les membres de la section d'anthropologie attachèrent une sérieuse importance à ce fragment crânien. L'étude qu'ils en firent démontra qu'il était formé d'une partie du pariétal droit. En effet, les observations anatomiques reconnaissaient cette portion du crâne parfaitement indiquée par la direction de l'artère méningée moyenne. La branche principale de cette artère est représentée par son sillon vasculaire puissamment accusé, et ainsi très facile à distinguer. Une circonstance particulière ajoutait encore à l'intérêt le cette rondelle. Elle avait été trouvée dans l'intérieur d'un
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crâne provenant des dolmens de la Lozère. Le crâne qui la contenait présentait lui-même une ouverture sur le pariétal droit, et l'orifice offrait des ressemblances qui inspirèrent l'idée de considérer la rondelle comme provenant de la perte de substance opérée aux dépens du crâne lui-même. Cependant la comparaison ne permit pas de regarder la rondelle comme ayant été enlevée au crâne qui lui-même servait de réceptacle. S'il était difficile de remonter à l'origine de cette pièce, la présence du fragment crânien dans la boîte osseuse n'en constituait pas moins un fait intéressant à étudier. En opérant un rapprochement entre ce fait et d'autres crânes remplis de divers objets, il y a lieu de supposer que la rondelle avait été intentionnellement introduite,
Fiç 19.
Un autre crâne, provenant du même dolmen, dont la plus grande partie avait été enlevée par des opérations successives (fig. 19), offrait, au point de vue de la couleur et de l'épaisseur, des ressemblances qui suggéraient la pensée de lui attribuer le fragment qui avait primitivement attiré
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l'attention. Les bords s'y adaptaient d'une manière très exacte. Cependant les preuves suffisantes manquaient pour affirmer avec certitude que la perte de substance était comblée par le fragment même qui avait fait, avant l'ablation, partie intégrante du crâne.
Les dolmens ont fourni successivement des crânes humains ayant éprouvé des pertes de substance. L'étude attentive qui en a été faite établit comme un fait général que les bords des ouvertures ont été sciés et polis. Il est probable que la forme en biseau n'était pas intentionnellement recherchée. On peut la regarder comme le résultat naturel, nécessaire du mode d'opération employé pour détacher les fragments crâniens.
Les crânes perforés et les fragments qui en avaient été détachés ne pouvaient plus désormais rester dans l'oubli. Us furent dans la suite l'objet des actives recherches du Dr Prunières. Toutes ces pièces, d'une si intéressante nouveauté, lui inspirèrent d'heureuses interprétations favorablement accueillies, et la science lui dut dans la suite de nombreux spécimens du même genre, qui donnèrent lieu à d'utiles discussions parmi les antropologistes et les archéologues.
Un fragment de crâne humain, affectant une configuration particulière, ne manqua point de fixer son attention. Cette pièce présente à ses deux extrémités deux encoches qui se continuent sur les faces internes et externes par un sillon fortement creusé et sans interruption. Ces dispositions indiquent suffisamment l'usage auquel le fragment était affecté. Les préparations qu'il avait subies démontrent qu'il devait être suspendu, et très probablement porté comme amulette. La collection de M. Prunières renferme encore un autre fragment crânien dont la forme démontre qu'il était destiné à être suspendu et porté.
. En continuant ses infatigables et fructueuses recherches, M. Prunières apporta bientôt d'autres précieux documents à la science. Dans le mémoire seul de M. Broca, communiqué au Congrès de Budapest, il est fait mention de l'amulette falciforme du dolmen de la Galline (Lozère) d'un crâne de la
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caverne de l'Homme-Mort portant une trépanation chirurgicale sur la suture saggittale, d'un fragment du pariétal droit provenant, du dolmen de l'Aumède. D'autres pièces remarquables ont également servi à ses démonstrations, comme le fragment du dolmen des Aiguières, un autre crâne de la caverne de PHomme-Mort, les divers crânes des tombeaux des Poulacres et les amulettes de la même provenance. Tous ces faits, si bien analysés et mis en lumière par de savantes explications, affirment une pratique intense. Les témoignages si honorables rendus à M. Prunières révèlent l'importance de ses découvertes et la réalité de la pratique de la trépanation. Cependant il semble qu'il ne faisait que préluder et que la question pour lui était encore dans ses débuts. Dans la suite, plus de soixante pièces trouvées dans le vaste ossuaire de Beaumes-Chaudes l (Lozère), venaient doubler et au delà le nombre déjà si considérable des pièces livrées aux examens de la science.
Enfin une quantité d'autres rondelles, d'autres crânes, d'autres fragments, présentant de Pintérêt par le genre et les opérations variées qu'ils affirment, augmente encore la matière des études. Il semble que les faits se soient multipliés pour autoriser plus victorieusement les conclusions de la science et pour triompher de l'incrédulité opiniâtre des plus opposants.
Sur des points différents, plusieurs autres archéologues ont reconnu des faits analogues. M. Gassies a recueilli dans l'abri d'Entreroches (Charente), un fragment de pariétal portant des traces d'une trépanation posthume. M. Chauvet a aussi de son côté signalé plusieurs pièces. M. Chouquet a trouvé à Moret (Seine-et-Marne), et fait connaître divers fragments ayant des échancrures artificielles et posthumes. Enfin M. Armand Cuqu, à Tours-sur-Marne (Marne) a également trouvé un crâne représentant à son sommet une perte de substance dont les bords sont taillés en biseau. Cette dernière pièce est de provenance champenoise. Nous ne nous