Evans, les Ages de la pierre } p
le travail caractéristique de la hache par les surfaces planes qui ont été conservées. D'autres sont de simples rognons de silex qui avaient pour ainsi dire été préparée par la nature et qui se rapprochaient beaucoup de la forme adoptée. Alors la gangue avait été simplement enlevée aux deux extrémités et conservée sur les autres points. L'instrument offrait ainsi plus
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de facilité pour le maniement et la main le saisissait sans avoir à redouter les aspérités des parties retaillées. Quelquefois aussi l'instrument avait été détaché d'un nucléus et laissait voir d'un côté une surface lisse caractéristique de la cassure. Ces silex se rencontrent assez rarement à la surface du sol. Ils sont du reste peu capables d'attirer l'attention et doivent échapper facilement aux regards. Ils ont été trouvés au contraire assez fréquemment dans nos grottes, qui en ont donné plus de quatre-vingts exemplaires.
Quel était l'emploi de ces instruments? Il est assez difficile de le savoir. Nous n'avons pu constater rien qui en déterminât l'usage. On peut à cette occasion faire remarquer que ces instruments, sont ceux qui représentent les éclats les plus épais. Toutes nos recherches dans les ouvrages qui traitent des silex de la pierre polie ont été infructueuses. M. Evans mentionne « un outil auquel il a donné, dit-il, le nom provisoire d'éclateur. Cet outil symétrique est taillé dans du silex gris; il est recourbé à une extrémité, probablement pour mieux s'adapter à la forme de la main Les côtés, qui étaient primitivement aigus, ont été émoussés par le polissage, probablement aussi pour le même motif. Les angles de l'extrémité recourbée ont été enlevés. L'autre extrémité est complètement arrondie, à demi polie, usée, caractères qui se retrouvent chez tous ces outils. La courbe, dans le sens de la longueur, ressemble, dans une certaine mesure, à celle des éclateurs esquimaux-, cette courbe est assez fréquente chez ces outils. Ces outils varient beaucoup quant au travail que l'on a exécuté sur eux ; les uns sont de simples éclats dont les bords ont été arrondis 5 les autres ont été travaillés avec autant de soin que les haches ou les ciseaux en silex. Ceux qui sont fabriqués avec soin ont fréquemment une face beaucoup plus convexe que l'autre. Leur longueur varie de 5 à 10 centimètres. Les plus grossiers ont ordinairement des proportions plus épaisses, comme si l'on cherchait avant tout un outil très-résistant; on remarque souvent une certaine abrasion à chaque extrémité. La figure 347 représente un de ces outils grossiers. Il est usé et arrondi, non seulement à la pointe, mais sur une grande partie des cotés; la surface endommagée porte des traces de contusion1. » Peut-on assimiler ces instruments à ceux de la vallée du Petit-Morin et leur assigner le même emploi? Nous sommes porté à la même réserve que M. Evans; néanmoins nous serions assez disposé à les regarder comme des éclateurs.
Les comparaisons sont pour ainsi dire impossibles jusqu'à ce moment, puisque les archéologues n'ont préconisé aucun objet