Berghaus, PhysikaL Atlastn° 3Î (Météorologie, n
4. Berghaus, PhysikaL Atlas n°» 33 et 34 (Météorologie, n°» 7 et 8).
5. Permanence toute relative, bien entendu, et exacte à condition de ne pas oublier que la position des isobares varie d'un jour à l'autre.
phère sud que dans l'hémisphère nord, et le contraste entre les deux saisons de Tannée beaucoup moins marqué, parce que la proportion des terres est beaucoup plus faible.
Si Ton examine maintenant ce qui se passe pour la Nouvelle-Calédonie1, on voit que, d'après la moyenne annuelle de sa pression atmosphérique (760mm,87), elle est comprise effectivement dans la zone des maxima subtropicaux. En juillet (hiver du Sud), la répartition des pressions de l'hémisphère sud est des plus simples. Une bande de hautes pressions de largeur variable entoure tout l'hémisphère ; dans le Pacifique occidental, la limite septentrionale de cette bande parait être vers 14° lat. S, et sa limite méridionale vers 38° lat. S. La Nouvelle-Calédonie s'y trouve comprise. L'Australie, très refroidie, est le centre d'un anticyclone ; un autre anticyclone s'étend entre Juan Fernandez et l'île de Pâques. En janvier (été du Sud), les hautes pressions sont refoulées par les basses pressions équatoriales ; le maximum marin du Pacifique oriental persiste, mais le maximum Australien disparaît; sur le nord du continent australien fortement échauffé, la température de l'air crée un minimum, qui attire l'air des régions froides d'alentour et l'entraîne dans un mouvement cyclonal. La Nouvelle-Calédonie est comprise dans cette zone de basses pressions. Ainsi « les airs se balancent pendant l'année d'un pôle à l'autre pôle, et c'est sur ces deux grandes vagues fondamentales que courent toutes les vagues secondaires des orages et du beau temps *. »
La courbe générale mensuelle de la pression est en Nouvelle-Calédonie
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COURBE GÉNÉRALE MENSUELLE DE LA PRESSION BAROMÉTRIQUE A NOUMÉA. D'après H. Loutet.
très régulière ; d'août (763B,m,34) à, janvier, elle descend ; de janvier (757"m,48) à, août, elle se relève. Cette régularité est propre aux pays
1. A Louvet, Coup cTœil sur le climat de Nouméa, p. 51. % E. Reclus, La Terre, t. II, p. 284.
situés entre les tropiques, parce que, les pluies se produisant surtout
dans la saison chaude, les facteurs hygrométriques et thermométriques agissent dans le même sens pour amener des basses pressions en été, des hautes pressions en hiver. Cependant cette loi de la courbe mensuelle presque régulière de la pression souffre quelques exceptions partielles à Nouméa l. Il convient de noter aussi le retard, en Nouvelle-Calédonie, du maximum d'hiver, qui se produit en août et non en juillet, signe d'un refroidissement lent, c'est-à-dire d'un climat maritime.
On sait qu'en dehors de tout accident météorologique, la pression atmosphérique est soumise, dans la zone équatoriale, à des mouvements si réguliers, qu'un baromètre enregistreur d'une grande sensibilité pourrait presque marquer certaines heures de la journée. Tout près de l'équateur, l'oscillation diurne se confond sensiblement avec l'écart nycthéméral, c'est-à-dire avec la différence entre les deux termes extrêmes qui se produisent dans la journée. A mesure que l'on considère un lieu à latitude plus élevée, la différence entre l'écart nycthéméral et l'oscillation moyenne diurne s'accentue : le chiffre de l'écart nycthéméral devient de plus en plus variable et fort, le chiffre de l'oscilla-
marche diurne comparée des divers BLÉ- tion diurne se montre au contraire mbrts cumatériques a nouméa. de plus en plus faible.
1. Sur 144 mois récapitulés par M. Louvet, 108 se sont trouvés conformes à la règle, 36 ont présenté des exceptions. La courbe de la pression est beaucoup plus irrégulière en certaines années que dans d'autres (Louvet, p. 50-51). Pour les limites observées dans les moyennes mensuelles, saisonnières et annuelles, les minima et maxima absolus de la pression, v. Louvet, p. 52-53.
M. Louvet ! dit avec raison que la différence de ces deux éléments est comme une mesure de l'accident à la pression. Puisqu'il est admis en effet que dans les régions intertropicales cette marée atmosphérique tend à se répéter invariablement chaque jour, si, au bout d'une période quelconque, il y a plus ou moins défaut de concordance entre la moyenne oscillation diurne et la moyenne arithmétique des écarts nycthéméraux, c'est qu'il y a eu pendant cette période plus ou moins de trouble dans la marche diurne du baromètre. Or, sous ce rapport, le climat de la Nouvelle-Calédonie paraît présenter une anomalie plus grande que celle à laquelle on pourrait s'attendre d'après sa latitude. A Nouméa, l'écart nycthéméral moyen général est voisin de 2 millimètres, l'oscillation moyenne diurne étant à peine de 1 millimètre \ La pression atmosphérique atteint bien en général chaque jour deux maxima vers 10 heures du matin et 10 heures du soir, deux minima vers 4 heures du matin et 4 heures du soir*. Mais la marée atmosphérique est souvent masquée. C'est ce qu'avait vu M. Chambeyron : « Les oscillations du baromètre, dit-il4, sont plus sensibles peut-être en Nouvelle- Calédonie que d'ordinaire dans les pays intertropicaux. » Si donc on explique, avec Dove, les deux mouvements diurnes de hausse et de baisse par la double influence de la chaleur du jour et de la pression de la vapeur d'eau 6, on conclura que les alternatives de température, d'évaporation, et de précipitation, n'ont pas tout à fait en Nouvelle-Calédonie la régularité habituelle sous cette zpne. Déjà à cet égard, par suite de son puissant relief, la colonie ne se comporte pas tout à fait comme un pays tropical.
Mais c'est affaire aux météorologistes de se mettre d'accord sur certains points théoriques encore obscurs qui concernent les isobares. De même que pour la géologie on n'avait pas à critiquer certaines classifi* cations ou certaines déterminations, mais à montrer les conséquences de la nature des roches pour la physionomie du relief, de même il convient d'étudier surtout les résultats de la répartition des pressions, et d'aborder les faits véritablement climatologiques, à savoir les vents, les températures et les pluies.