Jouan, Mém. Soc. Imp. de Cherbourg, 1864, p
4. De Rochas, Topographie hygiénique et médicale de la Nouvelle-Calédonie, Paris, 1860,in-4%p. 9. Cf. Dictionn. de Viviende Saint-Martin, v° Calédonie. E. Reclus, Océanie, p. 69?. Meinicke, Insein, t. I, p. 212.
5. Kerhallet, Considérations générales sur le Pacifique, p. 2. De Sugny, Météorologie nautique, p. 190.
direction des vents dominants est irrégulière et obscure. « Il est probable que des observations suivies rendraient ce dernier fait plus accentué encore *. »
Il va sans dire que le 25° parallèle n'est pas, pour les vents autres que l'alizé, une barrière rigide et infranchissable; c'est, comme de juste, dans les archipels qui se trouvent le plus près de cette limite polaire, que les vents réguliers peuvent être en hiver moins forts ou interrompus *. Aux Tonga 3 par exemple, la part proportionnelle de l'hiver (juin inclus à novembre inclus) dans les interruptions de l'alizé est plus grande qu'aux îles Samoa 4, plus rapprochées de l'équateur. Mais tous ces archipels sont encore trop loin de l'Australie pour que son voisinage porte à la régularité de l'alizé de bien sensibles atteintes. Aux Nouvelles-Hébrides au contraire 5, les alizés, dont la direction normale est l'E.S.E., sont loin d'être constants même dans la belle saison; ils sont souvent interrompus par des calmes et de forts vents de S.E. ; ces derniers commencent avec de la pluie et du vent de N. E., puis le vent va au S.E. par l'W. et le S. et finit par des ouragans. A Futuna6 (Erromango), sur la côte orientale de l'île, il y aurait seulement 196 jours de vents d'E.S.E. par an, dont 98 jours de juin inclus à novembre inclus, c'est-à-dire exactement la moitié du total. L'alizé y serait donc aussi souvent interrompu en hiver qu'en été, et la part des autres rhumbs y serait en toute saison égale à celle de l'alizé lui-même.
Entre la Nouvelle-Calédonie et les Loyal ty 7, les vents de la partie ouest sont nécessairement moins communs que sur la côte occidentale de la Grande-Terre. La brise d'E.S.E. enfile ordinairement le canal qui sépare les deux rangées insulaires. Elle est beaucoup plus ronde près des Loyalty que près de la Calédonie, ce qui s'explique par la différence du relief : les Loyalty, petites et peu élevées, ont une influence bien moins grande sur la direction du vent que les hautes montagnes de l'île principale. Cependant, dans les nombreux voyages qu'il a faits de ce côté, M. Jouan a remarqué des vents de tous les points du compas, des calmes, des folles brises, etc. En mai-juin 1862, il fut assailli dans le lagon d'Ouvéa et dans le canal par des vents de S.W. qui durèrent plusieurs jours.
Plus au nord, dans la mer de Corail, l'hiver est la saison de l'alizé