Meteor. Zeitschr., 1891, p
4. Jouan, Mém. Soc. Imp. Cherbourg, 1864, p. 248. Chambeyron, Instr. naut., p. 15.
Sydney et Nouméa celle de M. Jouan en juillet-août 1862, voici ce qu'on observe : « La passe de la Dombéa, dit cet excellent observateur1, est franchie le 2 juillet par petite brise de N.W. La mer brise affreusement sur les récifs. Une heure après la sortie, le vent tourne à rw., comme presque toute les fois que la Bonite est sortie par la passe Dombéa. » A cette époque, continue Jouan, les vents d'ouest régnent presque constamment dans l'espace de mer compris entre la Nouvelle-Calédonie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Sauf deux jours de calme et de petites brises variables de S. S.E. à N. N. E., la traversée, qui dura vingt quatre jours, ne fut guère qu'une série de coups de vent, à peine séparés par de courtes intermittences ou de petites brises, presque toujours de Vouest. La Rance 2, dans sa traversée de Saïgon à Nouméa en juillet-août 1878, trouva sur la côte sud de Nouvelle-Calédonie des vents très irréguliers, et des brises d'ouest qui duraient plusieurs jours : « Les vents soufflent presque aussi souvent (sur la côte sud-occidentale) du N.W. au S.W. que de l'E.S.E. au S.E. Même, en août, avant notre arrivée à Nouméa et pendant notre séjour, ils ont plus souvent soufflé de F ouest que de l'est. » Labillardière 3 avait déjà remarqué le fait : « Les vents du S.W. nous avaient amenés jusqu'à la Nouvelle-Calédonie, quoique nous nous fussions attendus à rencontrer les vents généraux plusieurs jours avant de prendre connaissance de cette terre. » En juin, sur la côte occidentale, l'expédition eut presque constamment des vents de S.W. Enfin on peut invoquer le premier témoignage, important moins encore par sa date que par l'autorité de son auteur, celui de Cook, admirable de clairvoyance : « Le 1er octobre, dit-il*, à la pointe sud de la Nouvelle-Calédonie, le vent souffla avec impétuosité du S.S.W. Quoique tout me fît penser que c'était la mousson de l'ouest, il est difficile de croire que cela fût réellement. Premièrement, il s'en fallait de près d'un mois que la saison ne fût assez avancée pour ces vents; en second lieu, nous ne saVons point si ces mêmes vents régnent jamais dans ces parages, et enfin il est très ordinaire de voir les vents d'ouest souffler entre les tropiques. Néanmoins je n'ai jamais trouvé que ces vents soufflassent avec tant de violence, ni si longtemps de la partie du sud. » Ces vents, qui semblaient à Cook trop durables pour être des brises diurnes, trop prématurés et trop méridionaux pour être la mousson d'été, étaient les vents d'ouest succédant à l'alizé à sa limite polaire.
Ainsi l'alizé se trouve interrompu en hiver dans les régions voisines à la fois de l'Australie et du tropique du Capricorne. Et c'est bien en