‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 116 sur 393 · Annales hydrographiques, 1879, 2« série, t. I, p · texte numérisé non relu

Annales hydrographiques, 1879, 2« série, t. I, p

3. Labillardière, Relation du voyage à la recherche de la Pérouse, 2 vol. in-4°, Paris, an VIII, t. I, p. 197.

4. Cook, Voyage dans l'hémisphère austral, trad. de l'anglais, Paris, 1778, 6 vol. in-8<>, t. V, p. 69.

effet ce qu'on constate pour la Nouvelle-Calédonie, surtout pour le sud-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Comme elle est déjà fort éloignée de l'Australie, il y a plutôt tendance à une interruption, et les vents de S.W. ne l'atteignent pas toujours. Néanmoins, elle est près de la limite polaire et de la limite occidentale de l'alizé. C'est ce qui explique les assertions de M. Louvet et de tous les météorologistes qui ont observé exclusivement ou principalement à Nouméa : c'est bien en hiver qu'à Nouméa l'alizé est le plus fréquemment refoulé par les vents d'ouest, ou qu'il souffle avec le moins d'intensité. Du 15 octobre au 15 avril1 (fin du printemps, été, commencement de l'automne), les vents de N.W. et d'W. sont assez rares à Nouméa. On peut dire que pendant cette saison le règne de la surface y appartient, sauf de rares exceptions, au vent de S.E. C'est seulement du 15 avril au 15 octobre (fin de l'automne, hiver, commencement du printemps) que l'on rencontre de fréquentes perturbations dans la direction du vent; les vents de N.W. à S.W., en cette saison, peuvent supplanter pendant d'assez longues périodes les vents d'E. et de S. E. Le vent passe d'ordinaire du S.E. au N.W. par le nord, c'est-à-dire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, mouvement anticyclonique indiquant que l'air est en excès ; il est plus rare, quoique le fait arrive, que le vent passe du S.E, au N.W. par le S., mouvement direct et cyclonique indiquant un appel d'air *.

En résumé, pendant l'hiver austral, la partie sud-ouest de la Nouvelle- Calédonie est, de tout l'archipel, la région la plus exposée à éprouver des vents d'ouest. Dans le nord, l'alizé est plus régulièrement établi, bien que là aussi, particulièrement en septembre et octobre, on éprouve des orages très violents de la partie ouest. On va voir que, pendant l'été austral, les choses se passent tout autrement.

Le régime des vents dans le Pacifique est plus complexe et plus varié encore durant l'été de l'hémisphère Sud que pendant l'hiver. Dans le Pacifique oriental, on rencontre bien encore l'alizé ; mais sa direction devient plus Est, « sans pourtant jamais prendre de Nord ». En janvier3, époque où il descend le plus vers le sud, la limite équatoriaie de l'alizé se trouve par 2° Nord environ; sa limite polaire, qui descend jusqu'à 32° lat. S. sous le 82e parallèle, remonte jusqu'à l'Equateur sous le 140° parallèle et, les

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