Supan, GrundzQge, p. 57. Woeikoff, t. I, p
Sibérie, 20 degrés au centre de l'Australie, sur beaucoup de points des iles de la Sonde la différence entre le mois le plus chaud et le mois le plus froid n'est que de 1°. Les observations très remarquables et trèssuivies faites à Batavia mettent bien en lumière cette faiblesse de l'oscillation ; la température de l'archipel Indien est la plus égale qu'on connaisse sur la terre f.
La différence entre les moyennes mensuelles de février et d'août * est en Nouvelle-Calédonie de 6°,47 (à Nouméa). La Nouvelle-Calédonie présente donc ce caractère du climat maritime, qui est un climat modéré, à oscillations faibles, bien plus encore qu'un climat frais. Mais il faut faire ici certaines réserves : un écart de 6°,47 est déjà relativement fort pour un pays tropical, surtout pour une île tropicale. L'écart n'atteint pas 5° dans les pays à climat véritablement tropical ; il n'est 3 que de 2°,6 aux Samoa, 2°,3 et 4°,2 aux Fidji, 2°,2 à Taïti, 5° à Futuna des Nouvelles- Hébrides, 5°,8 aux Tonga. La différence demeure encore notable avec l'écart calédonien. En effet, les îles du Pacifique oriental n'ont pas une aussi grande oscillation annuelle parce qu'elles échappent à toute influence continentale, et on ne saurait s'attendre k rencontrer une grande oscillation dans les terres Mélanésiennes plus rapprochées de l'Equateur que l'archipel Canaque. Sur la côte australienne \ Port- Denison a un écart de 9°,9, Ravensvood 9°, Mackay 12°,2, Moreton Cape 9°,8, Brisbane 11°,4. Ainsi, dans le domaine tropical australien, l'oscillation annuelle de température augmente toujours davantage en allant vers le sud, et atteint 12° à la limite du tropique. L'oscillation annuelle assez forte de la Nouvelle-Calédonie est produite par le voisinage du tropique, parle rapprochement de l'Australie sèche subtropicale, et surtout par le relief accentué de l'île Canaque.
Cette oscillation annuelle plus considérable résulte-t-elle d'une température moyenne plus élevée en été, ou plus basse en hiver, ou des deux à la fois ? C'est ce qu'on verra en comparant les températures moyennes d'hiver et d'été en Nouvelle-Calédonie et dans les régions environnantes.
Par suite de réchauffement et du refroidissement plus lent des surfaces marines, non seulement ces surfaces présenteront des variations de température plus faibles que les terres, mais encore les maxima et les minima se trouveront retardés 5. En général, si on veut avoir une idée des amplitudes de température des mers, il faut choisir, comme mois extrêmes, non pas juillet et janvier, mais août, voire môme septembre, et février, voire môme mars.