Louvet, Coup d'œily p
2. V. les cartes de van Bebber et son article dans Pelerm. MitteiL, 1893, p. 273.
3. Haïra, Klimatologie, p. 336. Meteor. Zeitschr., 1888, p. 444, 1891, p. 136 et 142 1893, p. 66. Pour l'Australie, Hann, Klimatologie, p. 321; Woeikoff, t. II, p. 400.
(août), à Futuna 17°,8. En Australie, la ligne des gelées s'avance au nord du tropique, jusqu'à Mackay, pendant que dans la Méditerranée australasienne la température, la plus égale du globe, ne s'abaisse pas en moyenne au-dessous de 20°.
Le minimum absolu de Nouméa est de 12°,0. Celui de Tonga-Tabou serait de 10° (en juin), celui de Levuka des Fidji de 15°, 6 (en août), celui des Salomon 22°. En Australie, le minimum absolu atteint — 2°,2 à Mackay.
Rien ne montre mieux que les températures extrêmes l'influence des mers et des continents. Les écarts les plus faibles se rencontrent sur les océans au voisinage de l'équateur, où il y a moins de 40° d'écart entre les extrêmes moyens; ils vont en croissant vers le pôle et vers les continents, et atteignent dans l'intérieur de ceux-ci des valeurs extraordinaires (50° dans l'intérieur de l'Australie, plus de 95° dans la Sibérie orientale).
En Nouvelle-Calédonie, la différence entre les extrêmes moyens est de 13°,3, alors qu'à Levuka elle n'est que de 12°6, et qu'elle atteint à Futuna 14°,3, à Tonga-Tabou 20°. La marge générale de la température est de 26°, alors qu'elle n'est à Levuka que de 18°,8, aux Salomon que de 13° et qu'elle atteint à Tonga-Tabou 26°,7. Il convient bien entendu de n'accorder à ces chiffres qu'une valeur tout à fait provisoire, les observations ayant eu trop peu de durée et surtout des durées trop inégales.
Comme dans tous les climats à saisons un peu tranchées !, le printemps calédonien est l'époque des plus grands écarts; la marge de la température y est de 21°,8. Les écarts diminuent ensuite selon le cours régulier des saisons; très sensiblement du printemps à l'été (49°,8), peu de l'été à l'automne (19°6), très sensiblement de l'automne à l'hiver (17°,4).I1 en est de même, sauf pour le passage de l'automne à l'hiver, en ce qui concerne les vicissitudes nycthémérales, dont il reste à dire un mot.
Au cours de l'année, les amplitudes diurnes moyennes 2 paraissent avoir leur minimum en avril ; elles augmentent ensuite sensiblement de mois en mois jusqu'à juillet, passent brusquement à 7°,4 ou 7°,5 en août et septembre, atteignent leur maximum annuel en octobre, déclinent doucement de mois en mois de novembre à février, et tombent tout d'un coup en mars à 6°,3 presque aussi brusquement qu'elles se relèvent en août. C'est ce que montre la courbe de l'amplitude moyenne diurne de température 8. L'écart nycthéméral maximum atteint 15°,4 en août et 10°,8 en mars. L'écart nycthéméral moyen est à Nouméa de 7°,0t.