Louvet, Coup d'œU, p
3. Voir plus haut la figure concernant la marche diurne comparée des divers éléments climatériques à Nouméa, p. 116.
Ces oscillations diurnes sont, comme les oscillations annuelles, plus fortes ici, semble-t-il, que dans la plupart des îles tropicales. Il est vrai que les éléments de comparaison font à peu près défaut. On sait pourtant qu'à Futuna4 l'oscillation moyenne diurne varie entre 5°,2 en septembre et 3°,8 en juin (la plus grande oscillation diurne étant 7°,3 en septembre et 6°,2 en juin). Le printemps est bien, comme en Nouvelle- Calédonie, l'époque des plus grands écarts, mais le minimum des amplitudes diurnes paraît tomber plus tard, en juin au lieu d'avril, et le maximum en septembre au lieu d'octobre. En tous cas, l'écart nycthéméral moyen est beaucoup plus faible qu'en Nouvelle-Calédonie, en toute saison; il en est de même de l'écart nycthéméral maximum, qui est moindre d'un tiers et quelquefois de moitié à Futuna, C'est donc bien de ce côté qu'il faut chercher les véritables particularités du climat de la grande île.
À Tonga-Tabou *, l'oscillation moyenne diurne est de 10°,2 en juillet, de 8° en octobre. L'écart est donc plus grand qu'à Futuna, plus grand aussi qu'à Nouméa si les observations sont exactes. Il y a surtout une différence de saison entre l'époque des plus grandes et des moindres oscillations. L'hiver serait ici la saison la plus variable, le printemps la moins variable. « Les nuits sont très fraîches aux Tonga 3 » ; tandis qu'aux Fidji, qui ont pourtant un relief beaucoup plus accentué, « les oscillations sont faibles du jour à la nuit 4 ». D'une manière générale, les oscillations diurnes comme les oscillations annuelles augmentent dans la région tropicale du Pacifique austral en allant à la fois vers le sud et vers l'ouest.
Il serait tout à fait indispensable d'avoir des renseignements sur la température de points de l'île autres que Nouméa; les chiffres qu'on y observe n'expriment pas l'état de la température générale de l'archipel. La configuration de l'île, son orientation, son relief, tout contribue à y introduire d'un point à un autre des différences qui doivent être très considérables. On ne peut considérer comme des renseignements utilisables ceux de M. J. Garnier 6 sur la température de l'île des Pins « qui est, dit-il, plus basse et d'une régularité encore plus grande qu'en Nouvelle-Calédonie ». D'après M. Nicomède 6, la température de l'île