‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 155 sur 393 · Renseignement oral · texte numérisé non relu

Renseignement oral

rence au point de vue des pluies entre le climat de la côte Sud-Ouest et celui de la côte Est au nord de Nakéty. Il pense même que les flancs des montagnes exposés à Test sont boisés, les flancs à l'ouest en général dénudés. Mais, pas plus par des indications de cet ordre que par les données météorologiques, on n'arrive à une solution précise. La côte orientale est sans doute un peu plus arrosée, mais le contraste s'émiette pour ainsi dire ; les différences de latitude, d'altitude, les détails du relief et de la nature du sol, etc., interviennent, aussi bien pour le climat lui-même que pour la végétation. L'opposition paraît se marquer plutôt entre Nord et Sud qu'entre Est et Ouest. Aux Fidji, la côte Est est beaucoup plu» humide; aux Hébrides, c'est la côte Ouest; la Nouvelle-Calédonie est intermédiaire et neutre.

Il serait également indispensable de savoir quelles modifications subit le régime des pluies, tel qu'il a été constaté à Nouméa, lorsque l'altitude change. On ne possède presque aucun document. Les régions élevées des îles ont naturellement plus de pluies que les régions basses ; les nuages sont attirés vers les sommets, autour desquels ils viennent se condenser et se résoudre en pluies. La grande élévation de l'île Canaque relativement à son étendue et à sa largeur doit accentuer encore cette recrudescence.

« Les pluies, dit M. Nicomède *, sont plus rares au village de Bourail que dans le haut des vallées : on voit souvent la chaîne centrale se couvrir de gros nuages, il pleut dans la vallée de la Pouéo, et le grain s'arrête avant d'atteindre les environs du village. Au plus fort de la saison chaude, quand l'atmosphère est lourde, les nuages s'amoncellent, on attend une averse d'un moment à l'autre : au bout de quelques heures, le ciel reprend sa sérénité. »

M. J. Garnier * dit que l'on voit sur les montagnes des nuages à peu près constants, au-dessus desquels apparaissent cependant presque toujours les sommets des pics les plus élevés. Il y aurait selon lui, sur ces sommets, « des pluies journalières ». M. Bouquet de la Grye8, M. Pelatan 4 disent également que les parties élevées de la Calédonie sont presque toujours dans la brume et la pluie. Dans le nord surtout, les officiers qui sont montés au Panié n'ont presque jamais eu la vue de la côte placée au-dessous d'eux, et que leur cachait un écran de nuages.

C'est surtout pendant les périodes ou les années de sécheresse que les cimes montagneuses restent avec persistance dans la brume et les nuages. D'anciens habitants de la Nouvelle-Calédonie ont assuré à

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