‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 171 sur 393 · M. A. Legrand, Nouvelle-Calé fonie, p · texte numérisé non relu

M. A. Legrand, Nouvelle-Calé fonie, p

C. Laojus, Reiseskizzen ans der Sildsee, in Petei%m. MUteiL, 1893, p. 126. 7. Louvet, Coup d'oeil, p. 14.

Nouméa. Les ressemblances sont grandes entre les deux climats ; la quantité de pluie est plus forte à Futuna en toutes saisons, mais la pro* portionnalité d'une saison k l'autre est à peu près la même sur les deux points, bien que la part des pluies de la saison chaude soit mieux marquée dans File Néo-hébridaise. Comme Nouméa, Futuna montre des tendances àun climat de moussons, etdes tendances à un climat désertique. La saison pluvieuse ni la saison sèche, d'après Imhaus *, n'y sont aussi marquées que plus près de l'Equateur : « Il y a des intermittences et des périodes de sécheresse véritable qui rapprochent les Nouvelles-Hébrides de la condition des pays tempérés » (cela est vrai surtout des îles du Sud). Les périodes sèches sont moins longues à Futuna qu'à Nouméa ; mais la variabilité d'une année à l'autre y est très grande. La pluie diluvienne de 1872 à Futuna a été supérieure encore k celle de Nouméa, qui a eu lieu la même année mais non dans le même mois, supérieure aussi à celle de Mackay en mars 1880.

A Tonga-Tabou même, la sécheresse d'hiver semble mieux marquée qu'à Nouméa, et les deux saisons plus différentes l'une de l'autre A Sydney, les maxima se produisent un mois plus tard qu'en Nouvelle Calédonie, les minima deux mois plus tard; mais dans son ensemble, la courbe offre de grandes analogies avec celle de Nouméa : l'automne est, dans les deux stations, la saison la plus pluvieuse ; puis viennent, à Nouméa l'été, l'hiver et le printemps, à Sydney l'hiver, l'été et le printemps. Le passage au régime des pluies d'hiver s'affirme donc davantage, on pouvait s'y attendre, à Sydney qu'à Nouméa, mais ce régime commence déjà à poindre dans l'île Canaque. Aussi M. Raulin * classet-il, au point de vue de la saison des pluies, Sydney et Nouméa dans une même catégorie, caractérisée par ce fait que l'automne est la saison la plus pluvieuse, le printemps et l'été étant un peu secs.

M. Louvet est amené à plusieurs reprises à comparer le climat de Nouméa à celui des côtes d'Europe occidentale ; mais ces côtes sont précisément regardées comme ayant des pluies de toutes saisons. Nouméa aussi peut être défini, semble-t-il, un climat à pluies de toutes saisons, avec maximum en automne. Peut-être la notion du climat tropical, envisagé comme régime de pluies d'été, devrait-elle être réduite à sa juste valeur et critiquée de plus près qu'on ne le fait d'ordinaire. Que de variétés depuis les pluies de toutes saisons abondantes comme aux îles de la Sonde, en passant par les pluies d'été, rares ou abondantes selon le cas, des archipels Mélanésiens, jusqu'aux pluies de toutes saisons rares de la Nouvelle- Calédonie, pour ne parler que d'une petite partie du Pacifique !

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