‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 235 sur 393 · Codrington, The Melanesians, p · texte numérisé non relu

Codrington, The Melanesians, p

4. Crama Ethnica, p. 243. Gauvin, mémoire, p. 146. Meinicke, 1. 1, p. 194. Wallace, Australasia, p. 476. Monin, Arch. méd. nav., 1882, t. XXXVU1, p. 438. Hagen et Pineau, Revue d'ethnographie, 1888, p. 302. Turner, Samoa, p. 306.

5. Crania Ethnica, p. 243. Meinicke, t. II, p. 27. Rochas, Revue algér., 1859, p. 235. A. R. Wallace, Australasia, p. 485.

les range parmi les seconds, les plus foncés de tous l. Les variations sont donc innombrables, et les Calédoniens ne ressemblent même pas à leurs plus proches voisins.

Les langues mélanésiennes * paraissent également différer beaucoup dans des îles très rapprochées, quelquefois dans les diverses parties d'une même île peu étendue 3. Les mots de ces langues se ressembleraient même fort peu. Ces différences sont le signe visible et la conséquence naturelle de la séparation et de l'isolement des tribus. En les connaissant mieux, on ramènerait sans doute ces langues à des dialectes qui se sont développés séparément ; la structure est la même dans toutes. Mais les études linguistiques sont encore trop peu avancées pour qu'on en puisse rien conclure. En tout cas, la comparaison entre Mélanésiens des différentes îles conduit surtout à constater la grande variabilité de cette race. Chose singulière, les diverses branches du tronc mélanésien restaient très isolées les unes des autres, et en même temps se croisaient avec les races voisines.

Il ne faut pas se figurer, comme on est porté à le faire, la population à cheveux lisses et la population à cheveux crépus occupant chacune, à l'exclusion de l'autre, les régions du Pacifique qui ont pris d'elles les noms de Polynésie et de Mélanésie. Beaucoup d'anthropologistes pensent que, dans le Pacifique occidental, la population est mélanésienne, mais a subi, par suite de migrations, une influence malayo-polynésienne ; en Nouvelle-Zélande, dans le Pacifique central et oriental, la population est polynésienne, mais a subi une légère influence mélanésienne. On rencontre les Mélanésiens à l'état sporadique jusqu'à l'île de Pâques, où l'on a trouvé un crâne papou dans une tombe, et à la Nouvelle- Zélande. « Il est probable, disent les auteurs des Crania ethnica \ que si l'on poussait plus loin les recherches sur le métissage du Polynésien par le noir dans les îles du Pacifique, on multiplierait considérablement les observations. » Mais surtout les Polynésiens, ces « Phéniciens du monde oriental » comme les appelait Cook *, ont essaimé sur toutes les côtes. « Des recherches ultérieures, dit Meinicke 6, montreront si la différence physique entre Mélanésiens et Polynésiens est vraiment très grande, ou si peut-être, comme le laissent supposer certaines observations, on pourrait réussir, en dépit de fortes différences apparentes, à établir

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