‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 234 sur 393 · Id., Ibid · texte numérisé non relu

Id., Ibid

6. Crania Ethnica, p. 243. Bull. soc. anthrop„ 1880, p. 214. Hamy, Revue d?ethnog~. 1888. p. 503.

7. Ch. Cauvin, mémoire cité, p. 147. Meyer, Anlhropological Noie on the Papuas of New-Guinea, Vienne, 1874. A. R. Wallace, Australasia, p. 446.

8. D'après Schellong (Beitrâge zur Anthropologie der Papuas, in Zeitschr f. Ethnol. Berlin, 18U1 t. XXIII, p. 156); il n'est pas exact que les Papous de Nouvelle-Guinée soient très dolichocéphales, au moins ceux qui sont voisins de Finschafen et ceux du Neu-Mecklemburg.

regarde les habitants de la Nouvelle-Guinée, ainsi que ceux de la Nouvelle- Irlande et de la Nouvelle-Bretagne ; ces derniers ! constitueraient « un type à part parmi les Mélanésiens » ; ils ont le crâne plus large et moins haut. Aux Salomon *, il y a, d'après certains témoignages, beaucoup de Polynésiens ; Rennel et Bellona, les deux îles les plus méridionales, seraient habitées principalement par des hommes à teint clair et à cheveux lisses 3.

Aux Santa-Cruz 4, les types juxtaposés sont extrêmement différents. Quelques îles (Tucopia, Taumaco) sont presque exclusivement habitées par des Polynésiens, tandis que le groupe de Vanikoro renferme une population chez laquelle quelques-uns des traits les plus saillants de la race mélanésienne sont très accentués. Aux Nouvelles-Hébrides, les crânes d'Api, de Mallicolo, d'Erromango, présentent l'expression la plus exagérée de la morphologie mélanésienne; au contraire, des affinités polynésiennes se retrouvent à Spiritu-Santo, Futuna et Tanna. « 11 est indubitable, dit Meinicke, que les Polynésiens ont influé sur la race mélanésienne aux Nouvelles-Hébrides; mais il est difficile de déterminer jusqu'où a été l'influence. » Ce qui semble se dégager de l'examen des mesures, c'est que ces types sont dus à des mélanges dont la dissociation n'est pas facile. Il est certain qu'il n'y a pas de type commun aux Nouvelles-Hébrides, mais de grandes différences de groupe à groupe, d'île à île, dans la coloration, la taille, la chevelure, etc.

Quant à la population des Fidji \ elle diffère assez peu, prise en masse, de celle de la Nouvelle-Calédonie, au point de vue des formes et des proportions de la tête. Mais si l'on décompose les moyennes générales obtenues en ajoutant les unes aux autres des observations prises en des points souvent fort éloignés, et que l'on substitue à l'examen de l'ensemble celui des séries particulières qui ont servi à le former, on voit se manifester des différences qui coïncident avec les variations amenées par l'introduction des éléments polynésiens. On a maintes fois signalé des métis de Fidjiens et de Tongans, appelés Vi-Tongan$. Le métissage est en somme plus prononcé, et la proportion de sang polynésien va en augmentant, à mesure qu'on s'avance vers le Sud-Est. Les Fidjiens forment la transition entre Mélanésiens et Polynésiens; ils sont, si on les range parmi les premiers, les plus clairs de tous ; si on

1. Cauvin, mémoire, p. 157. Hovelacque et Hervé, Précis d'anthropologie, p. 382, 384.

2. Meinicke, t. I, p. 160. Guppy, Tlie Solomon and their natives, 1887. Woodford d'apr. Geogr. Joum., 1893, p. 491.

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