‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 272 sur 393 · Woyage de Cook, trad. fr., t. IV, p · texte numérisé non relu

Woyage de Cook, trad. fr., t. IV, p

rassemblés, entreprendre cette relation !. » « Mon père, ajoute-t-il, n'était pas obligé de me priver de ses secours, et dans toutes les occasions importantes je n'ai pas craint de consulter ses journaux *. »

Il importerait de savoir lequel des deux témoignages est le plus intéressant, et, en cas de divergence, lequel doit inspirer le plus de confiance. « J'ose dire, écrit Forster 3, que mes observations à côté de celles du capitaine auront de l'intérêt. Nos travaux pendant les relâches étaient fort différents... Le marin rapporte tout à la marine, le philosophe envisage rarement tous les objets sous le même rapport. » Et le traducteur français de 1778, qui a fondu cnsembleles deux relations, les complétant Tune par l'autre, dit que « l'austérité et la simplicité touchantes du capitaine contrastent heureusement avec la chaleur, l'imagination et les grâces de M. Forster \ » Cook est évidemment l'observateur le plus intelligent des deux; ses beaux travaux de géographie nautique, joints à une sorte de divination qui lui fait toujours choisir l'opinion la plus raisonnable, celle que l'expérience a confirmée, font de lui un des explorateurs les plus remarquables qui aient jamais existé. D'autre part, Forster et son fils ont vu de plus près que Cook, qui quittait peu son vaisseau, le pays et les indigènes de Nouvelle-Calédonie ; ils fournissent les principaux renseignements sur l'anthropologie et l'histoire naturelle. Il faut, il est vrai, se défier de leur optimisme; mais Cook, lui aussi, verse trop souvent dans la sensiblerie humanitaire du xviuB siècle, et ne nous épargne pas assez les dissertations sur la bonté de l'homme en général et du sauvage en particulier5.

Le 1er septembre 1774, Cook6 quittait l'archipel des Nouvelles-Hébrides, qu'il venait d'explorer pendant quarante-six jours, et se rendait en Nouvelle-Zélande pour y refaire son équipage fatigué. Le 4 septembre, à huit heures du matin, le volontaire Colnetl signala la terre; Cook résolut de la reconnaître, atteignit une chaîne de brisants dans laquelle il chercha un passage, le fit sonder toute la journée, et, le len-

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