‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 306 sur 393 · M. A. Legrand, Nouvelle-Calédonie, p · texte numérisé non relu

M. A. Legrand, Nouvelle-Calédonie, p

4. E. Heurteau, Rapport, p. 156. Pelatan, p. 54. J. Garnier, Les gisements de cobalt, de chrome et de fer à la Nouvelle-Calédonie (Mém. Soc. Ingén. civils, 1887). Pelatan, Traitement des minerais de cobalt (Génie civil, 1891). J. Garnier, Bull. Soc. Géoyr. comm., 1887, p. 473-474.

5. Exploitations de la rivière N'go et de la rivière des Pirogues (Fuchs et de Launay, Traité, t. II, p. 58).

6. De Launay, Statistique de la production des gîtes métallifères, p. 40. Cf. Fuchs et de Launay, Traité des gîtes minéraux et métallifères, Paris, 1893, t. II, p. 36 et 38, p. 57-58. En 1892, l'exportation du minerai de chrome n'a compris que 512 tonnes (Statistique de Vindustrie minérale pour 189?, p. 54}.

concession date de 1876; la découverte des riches minerais calédonien» a eu pour effet de faire baisser considérablement le prix du cobalt oxydé, qui a passé de 60 francs à 25 francs et môme 15 fraiics le kilogramme \ et d'en accroître la consommation. Actuellement la Calédonie est devenue le centre principal de la production du cobalt ; elle fournit au moins les 2/3 de la consommation totale d'oxyde de cobalt. Les exploitations les plus importantes sont concentrées dans les régions de Nakéty, de la baie de Kouaoua, de la baie d'Ugué, de Wagap et des . îles Bélep 8. Dans ces dernières années, elles ont expédié en moyenne de 2000 à 3000 tonnes de minerai ou de fonte. Il n'est pas douteux que les mines de cobalt ne soient destinées à se développer ; mais en somme, dans ces dernières années, la grande richesse minière de la région serpentineuse et de l'île canaque en général a été le nickel.

De tous les gîtes métallifères néo-calédoniens, les gîtes de nickel sont à la fois les plus intéressants et ceux qui ont eu jusqu'ici la plus grande valeur3. Ils ont été découvertsen 1863, et signalés en 1867 par M. J. Garnier dans son Mémoire. Mais c'est seulement en 1871 qu'on découvrit, dans le massif du mont Dore, un filon nickelifère constituant un gisement bien défini. On commença l'exploitation en janvier 1875 ; bientôt de nouvelles découvertes furent faites sur un grand nombre de points, dans la vallée de la Dombéa, et surtout sur les territoires de Canala (mine de la Boa- Kaine), de Houaïlou (mine de Bel-Air), de Thio. Une véritable « fièvre du nickel » s'empara de la colonie. On avait peu prévu les difficultés de l'exploitation, de la mise en vente, et surtout la baisse des prix par suite de l'encombrement. Les expéditions ayant atteint le chiffre de 7000 tonnes de minerai, amenèrent une surproduction sur les marchés d'Europe, et un krach minier se produisit en 1876. « Le nickel, écrivait Rivière, qui sera un jour une des prospérités vraies de la Nouvelle- Calédonie, a eu malheureusement tous les mirages d'une richesse sans limites, et a bouleversé d'argent et de déceptions la colonie entière. »

Mais l'élan était donné; bientôt, en 1880, la Société le Nickel* fut fondée par Higginson et Hanckar. Elle était propriétaire ou concession-

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