‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 305 sur 393 · E. Heurteau, Rapport, p. 32-74. Pelatan, p · texte numérisé non relu

E. Heurteau, Rapport, p. 32-74. Pelatan, p

2. De Launay, Statistique de la production des gîtes métallifères, Paris, 1894, p. 93. Statistique de l'industrie minérale pour 1892, Paris, 1893, p. 54.

Dans la grande région serpentineuse qui forme l'ossature de l'île, on rencontre un autre groupe de gîtes métallifères. Ce sont d'abord des gisements de fer * d'une extrême abondance ; ils sont constitués par des dépôts de fer hydroxydé, occupant parfois d'énormes emplacements, à la surface des amas d'argile jaspoïde spéciaux aux épanchements serpentineux : « Nulle part, dit M. Garnier*, même en Russie, on ne trouve une aussi grande abondance de minerai de fer qu'en Nouvelle- Calédonie. Le minerai est ici, non en filons ou en couches, mais en amas considérables; il est le relief même du sol. Dans les ports, parfois le fond, les rives et les parois en sont formés. » Les gîtes ferrugineux les plus importants sont largement étalés sur les plateaux peu élevés qui dominent la baie du Prony et le Port-Boisé, dans la partie méridionale du grand massif serpentineux du Sud ; mais on en retrouve à peu près partout où des amas d'argile jaspoïde recouvrent les serpentines.il n'est pas impossible que ce minerai de fer soit bientôt exploité en grand; l'Australie a peu ou point de fer utilisable, et en demande à l'étranger1.

Les minerais de fer calédoniens contiennent souvent une proportion notable d'oxyde de chrome, et d'après J. Garnier la nuance verte des serpentines de Calédonie est généralement due à cet oxyde. Ces gisements de fer chromé4 sont d'une extrême abondance; disséminés dans toute la formation serpentineuse, ils sont surtout nombreux dans quelques régions : sur la côte ouest, entre la baie du Prony et le mont Dore, et dans le massif du Tiébaghi; sur la côte est, au Port-Bouquet, dans la presqu'île de Bogota, dans la presqu'île Mara, et à Koua. La région du mont Dore est seule exploitée B, depuis 1884, et la production annuelle oscille entre 2 et 3 000 tonnes. Le seul inconvénient du minerai calédonien est qu'il ne contient peut-être pas toujours une assez forte proportion de chrome; néanmoins ces exploitations pourront progresser6.

Les gîtes de cobalt sont aussi répandus dans la formation serpentineuse que les gîtes de fer chromé, si ce n'est davantage. La première

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