‹ L'archipel de la Nouvelle-CalédonieChapitre 340 sur 393 · Id., /6m · texte numérisé non relu

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3. Peterm. Mitleil., 1859. p. 191. Revue mar. et col., 1866, t. XVI, p. 605. J. Garnier, Océanie, p. 2?. Cordeil, p. 47, 62, 66. Revue algér. et col., 1860, t. I, p. 204. Bull. Soc. Géogr., 1872, p. 219 et 236.

4. M. A. Legrand, p. 113-114. Id., p. 188-189. Dictionn. Vivien de Saint-Martin, v» Calédonie. Blin, Océanie, p. 123. H. Rivière, Souvenirs de la Nouvelle-Calédonie, p. 28>.

de marchands faisant le commerce de bétail, établis surtout à Nouméa, et fournissant aux besoins courants des troupes et des fonctionnaires; l'industrie qui compte le plus de représentants est celle des débitants1. En cinq ans, de 1879 à 1883, la Calédonie reçoit seulement 751 colons libres, dont 382 Anglais *.

En 1883, une société se fonde dans le but d'envoyer des immigrants en Calédonie, cependant le mouvement reste toujours aussi faible *. Au recensement de 1887, on arrive (en écartant bien entendu la population d'origine pénale, les fonctionnaires et les troupes), au chiffre de 5661 *.

En 1890, un essai pour établir quelques colons sur le domaine de la Ouaméni ne réussit pas mieux que les précédents. L'État avait acquis, pour y créer un centre de colonisation libre, 6000 hectares de terre, dont 1/6 de terres arables, 3/6 de pâturages, le reste en bois où on pourrait cultiver le café, et en marécages; le centre était à proximité de Bouloupari, qui a la chance exceptionnelle d'être relié à Nouméa par une route achevée. L'État construit les cases, défriche et enclôt les terrains, prépare les concessions pour 15 familles de cultivateurs. On leur prodigue les conseils, on les nourrit durant la première année6. Treize familles de papetiers, originaires de la Dordogne, viennent prendre possession de ce village au nom de l'agriculture française; une revue de géographie l'annonce sous ce titre pompeux : le Réveil de la colonisation française*. Malheureusement, moins d'un an après, les colons quittaient leurs jolies maisonnettes et rentraient un & un à Nouméa : il n'en reste plus que trois actuellement à la Ouaméni 7. En 1891, l'administration des colonies envoie par un transport 25 immigrants : un seul d'entre eux va en concession (à Koné) •. Les autres s'établissent comme menuisiers, bourreliers, commerçants, ou se font engager dans les travaux de la municipalité. Le progrès, si progrès il y a, n'est donc pas très sensible, et on ne peut pas encore dire qu'un courant d'émigration se porte vers la Calédonie. Au recensement de 1891 ', on a environ 6441 habitants libres (sans les fonctionnaires

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