Tenison Woods in Journ. R. S. N. S. Wales, 1877, p
5. Hans Reiter, Die SUdpolar/ rage {Zeilschr. f. wissensch. Gcogi\, t. VI (1888) p. 3-
6. Le grés désertique, autrefois regardé comme tertiaire, >st rapporté par Jack et Etheridge [Geology of Queensland) au crétacé supérieur.
subi de plissements depuis le milieu des temps primaires, et n'a été modifié que par les fractures et par l'abrasion de la mer. Elle rappelle à cet égard le plateau du Dekkan ; il n'est pas jusqu'à la Tasmanie et Ceylan qui ne soient absolument symétriques !. Si le plateau a refusé de se plisser, il a pu se rompre. Diverses indications le font présumer et laissent soupçonner de quel côté s'étendait la région affaissée. Ces indications sont d'inégale valeur ; on a dit que la riche flore fossile des couches carbonifères nécessitait une terre beaucoup plus étendue à l'Est qu'elle ne l'est aujourd'hui : argument peu probant, car des changements de climat suffisent pour l'expliquer. Mais l'abondance des roches éruptives sur la côte orientale témoigne d'une zone de fracture. La rupture à pic des terrains sur cette côte, notamment des formations continentales dites d'Hawkesbury et Wianamatta dans New South Wales, ne saurait guère s'expliquer que par un effondrement. Enfin, il y a longtemps que Clarke l'a fait remarquer, tandis que les sédiments marins tertiaires sont si abondants sur la côte Sud d'Australie et se retrouvent dans le détroit de Bass, on n'en a encore observé aucune trace sur toute la côte orientale du continent *, du cap Howe au cap York, non plus que sur la côte orientale, également très escarpée, de la Tasmanie. C'est là évidemment un fait capital. Donc, ou bien la Cordillère de l'Est n'a pas subi les changements qui ont introduit les dépôts de l'océan tertiaire, ou bien la région qu'ils occupaient a disparu par un affaissement ultérieur. Clarke 3, et Suess après lui4, penchent pour la dernière hypothèse, et concluent que la continuation orientale du continent australien a été coupée par un affaissement récent. L'Océan recouvrirait cette immense dépression, ou plutôt, comme l'ont montré les explorations sous-marines, une succession de fosses longitudinales séparées par des plateaux ou des crêtes, entre le continent australien et les îles mélanésiennes.
Si l'on reprend maintenant les formations géologiques de la Nouvelle- Calédonie, on y retrouve, au delà de la mer de Corail, les mêmes caractères de dislocation : roches éruptives abondantes, surtout à l'époque tertiaire; terrain houiller paraissant se rapporter à l'époque crétacée, et nécessitant un continent étendu soit à l'Est, soit à l'Ouest, ou peut-être dans les deux directions ; enfin absence de toute espèce de terrains tertiaires. Vraisemblablement, Australie et Nouvelle-Calédonie ont subi, probablement à la fin de l'époque secondaire et pepdant l'époque tertiaire, des effondrements et des cassures puissantes.