‹ L'Architecture de la Ceinture pelvienne: Essai de construction statigraphiqueChapitre 11 sur 21 · LAN · texte numérisé non relu

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du tissu spongieux sont limitées non par des surfaces planes d'une certaine épaisseur mais par de fines colonnettes osseuses réunies les unes aux autres sous des angles variables et présentant simplement en ces points d'union de légers épaississements. Les aiguilles osseuses s'implantent directement sur la lame compacte qui les limite et il serait possible, par le simple examen de la face interne de la coque compacte d’un os, de suivre les lignes d'implantation des différents systèmes de travées. Nul doute qu'on n'arrive un jour à poser les lois mécaniques et mathématiques auxquelles doivent obéir ces courbes d'insertion. Mais, quoique :l en soit de cette vue encore hypothétique de l'esprit, ces fines aiguilles osseuses de l’os spongieux adulte, malgré leur intrication et leur confusion apparente, obéissent en réalité à une systématisation très nette et surtout manifeste sur les coupes. Ce n’est qu'aux points de convergence de ces travées, ou encore à leur union sur la coque des diaphyses qu'elles constituent par accolement successif, qu’on trouve de véritables lamelles osseuses bien individualisées. Ce type de structure, en donnant à l’os le maximum de solidité, contribue aussi à rendre plus grandes ses qualités de légèreté. Il-se retrouve sur les osles plus lourds et les plus denses. Sur ces derniers, les aiguilles osseuses sont simplement plus courtes et plus épaisses à la coupe, mais c’est toujours le type à aiguille qui persiste.

Le tissn spongieux d’un os d'enfant présente un tout autre aspect. Il est constitué par de larges lamelles incurvées sur elles-mêmes et qui offrent tout à fait l'apparence de végétations lichénoïdes. Ces lamelles osseuses limitent des aréoles très spacieuses. Leur direction ne paraît obéir à aucune loi. Du fait de leur épaisseur relative et de leur incidence souvent oblique à leur origine, les lames compactes qui leur donnent naissance sont difficilement individualisables sur des

RAC UUE os Jeunes. C'est par la résorption progressive de ces lamelles que se constituent les colonnettes de l'os adulle.

Sur l'os dont nous donnons une coupe {voir planche III, figure 4), celte structure spongieuse est surtout manifeste au niveau des ailes iliaques. La systématisation des travées paraît le plus avancée au niveau de l’ischion, peut-être parce que pendant la première enfance la slation assise l'emporte en importance sur la station debout. Une autre caractéristique de cet os se trouve dans la grande vacuolisalion des pièces osseuses au niveau des branches horizontales des pubis, des branches descendantes de l’ischion et de la portion de l'ilion qui surplombe l’éperon sciatique déjà très net à cet âge. Si donc, d'une façon générale, l'architecture d’un os jeune est voisine de celle d’un os adulte de par la direction générale des travées, elle en diffère par contre par la forme des travées encore lamelleuses ainsi que par le volume des aéroles spongieuses, beaucoup plus vastes chez l'enfant. Il faut donc admettre qu’en dehors du travail de résorplion et de modelage qui transforme les travées lamelleuses en travées en aiguille, tout en leur laissant leur orientation primitive, intervient un travail de néoformation interstitielle que l’on peut très bien concevoir sans que la configuration générale préexistante des travées soit détruite, contrairement à l’opinion de Meyer. Il y a simplement densité plus grande des travées. Celte croissance des os ne va pas non plus à l'encontre de la conception de la croissance interslitielle déjà entrevue par Clapton Havers et Albrecht V. Haller. L'os s’accroîtrait comme tous les autres tissus vasculaires, exclusivement par intussusception.

Sur une pièce d’un sujet âgé de 15 ans environ, où n’ont pas encore apparu les points osseux complémentaires, sauf ceux qui sont silués dans les branches du cartilage en Y et qui sont déjà complètement soudés avec les pièces principales

| — À6 — | | de l'os, la structure présente un aspect très voisin de celui de l'os adulte {voir planche HI, figure 5). Les lames compactes sont plus nettement isolées et les travées déjà en majorité suivant le type en aiguille sont définitivement et très nettement orientées dans les directions qu’elles conserveront sur l’os ayant alleint son complet développement. Seules, les zones neulres sont en voie d édification. Aussi les zones de vacuolisation sont-elles encore très apparentes. Enfin, aux points de soudure des os, on saisit sur le fait l'union qui s'effectue bout à bout entre les travées orientées dans le même sens.

Sur une pièce squelettique d'un sujet de 20 ans, nous voyons les points épiphysaires complètement ossifiés. Ils sont cependant isolés de la masse de l'os par un sillon très net et une traction assez violente suffit à les en séparer. Le plan de séparation apparaît alors vallonné et limité par une très mince Jamelle compacte qui disparaîtra peu à peu par résorption. [ci aussi se vérifie la loi de la constitution structurale définitive de chaque élément osseux précédant sa fusion avec les pièces environnantes. On peut voir en effet dans les points épiphysaires précités les travées osseuses se constituer d'emblée avecleur orientation définitive, alors que l'union de ces points avec la masse principale de l'os n’est pas encore effectuée.

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