HIDE
allant de l’échancrure ischio pubienne jusqu'au fond de la petite échancrure sciatique au point de réflexion de l’obturateur interne.
La coupe (voir schéma 9) sur laquelle nous voyons très nettement ce contrefort cotyloïdien nous présente en face de lui, sous la saillie de l’épine sciatique, un épaississement identique auquel nous donnons le nom de contrefort sous épineux. Mais ce n’est pas là une formation isolée. Il s'agit de la seclion de la même virole qui fait tout le tour de l'os, mais qui est cependant plus épaisse aux points par nous envisagés. De même que sur le contrefort sous cotyloïidien nous avions vu se jeter les fibres radiées inférieures, de même sur le versant supérieur du con/re/fort sous épineux nous voyons tomber de longues travées incurvées issues en haut de l'éperon sciatique. Ces travées ont leur concavité concentrique à celle de la cavité cotyloïde et nous pouvons les considérer comme les plus excentriques de ces travées. On peut sur cerlaines coupes {voir planche TITI, fig. 3) les suivre au-delà de l’éperon scialique, car elles se poursuivent en une longue courbe jusque sur la lame interne de la fosse iliaque. Ces travées passent dans leur parcours au-devant du massif de l’épine sciatique sans pénétrer dans son intérieur. Aussi, même sur les pièces à structure très serrée, celte épine reste-t-elle très vacuolisée et il est très fréquent de la voir s’effriter lorsque le trait de scie passe à son niveau.
Du versant inférieur des deux contreforts sous cotyloidien et sous épineux naissent deux bouquets de travées descendantes qui se croisent entre elles sous un angle droit, de telle sorte que celles qui sont nées d’un éperon vont se terminer sur la lame compacte opposée. Seules les plus inférieures vont tomber sur le fond même de la tubérosilté ischialique. Ainsi se trouvent constituées une série de voûtes opposées par leur sommet el dont les pieds reposent respectivement
AD
sur les contreforts précités en haut, sur la base de la tubérosité ischiatique en bas. Le tissu spongieux est très lâche et beaucoup moins systématisé dans la portion de la coupe comprise entre les deux contreforts car, par leur sommet, ils ne donnent naissance qu'à de très rares travées.
Dans une coupe de l’ischion (voir schéma 4 et planche I, fig. 4) intéressant tout ou partie de la branche ischio pubienne, cette structure apparaît moins nettement, quoique elle existe avec les mêmes caractères que nous lui avons assignés plus haut. Mais dans ce nouveau plan, les travées sont beaucoup plus serrées, les aréoles beaucoup plus petites. En outre, vient se surajouter à elles l’ensemble de toutes les travées descendantes venues de la branche ischio pubienne. C’est ce qui rend beaucoup plus malaisée l'interprétation de cette coupe. Il ne nous a pas été possible de suivre les travées ischio pubiennes jusqu'à leur terminaison inférieure. Quelles se perdent sur la lame compacte ou sur les ogives précitées, on peut cependant, d’une façon schématique, considérer la tubérosité ischiatique comme constituée par une série de voûtes à trois piliers. Disons, en terminant, que la lame compacte qui forme le fond de la tubérosité ischiatique est toujours excessivement mince, au même titre que celle qui correspond au massif des épines iliaques postérieures et à la surface articulaire de la symphyse pubienne. |