‹ L'Architecture de la Ceinture pelvienne: Essai de construction statigraphiqueChapitre 8 sur 21 · ONE · texte numérisé non relu

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mant relief dans la masse spongieuse de l'os et qui, sur la coupe que nous étudions, prend nettement une forme triangulaire, Sa base se confond avec la lame du fond de la grande échancrure sciatique. Son côté postérieur, ou plus exactement postéro-supérieur, reçoit les travées antéro-postérieures et légèrement descendantes qui lui viennent de l’articulation sacro-iliaque. Son versant antérieur surplombe la voûte de la cavité cotyloïde. Son sommet, dirigé en hautet en avant dans la substance spongieuse, resle toujours séparé de 1 à 2 centimètres des lames compactes environnantes. En raison de son importance anatomique et fonctionnelle, ainsi qu à cause de sa morphologie, nous lui avons donné le nom d'éperon scialique. Au-dessus de lui, et le séparant de l’épaississement de la lame formant la paroi de la fosse iliaque interne, les aréoles spongieuses sont très lâches formant sur certains os de véritables lacunes.

La même coupe intéresse la cavilé cotyloïde suivant son diamètre vertical. Elle nous permet déjà de présager la structure définitive de toutes les parties constitutives de cette cavité, structure que nous relrouverons toujours égale à elle-même, quel que soit le méridien considéré, à la condition toutefois que chacune des coupes méridiennes de cette cavité passe par son axe géométrique, représenté par l’axe du col du fémur. Ces diverses coupes méridiennes nous montrent deux parties bien distinctes au point de vue structural et qui répondent aux deux éléments isolés en anatomie descriplive sous le nom de surface articulaire proprement dite et d’arrière fond de l’acétabulum. Au niveau de ce dernier, l'os coxal est très mince au point de devenir transparent comme au niveau de la zone d’amincissement de l'aile iliaque. Très souvent, en effet, les lames compactent se fusionnent, mais nous avons 101 aussi été frappé par ce fait que cette fusion ne se fait que sur les os adultes. Qu'il y ait fusion ou que

Re LES les lames restent séparées par une mince épaisseur de lissu spongieux, elles sont si minces que ce tissu spongieux sous jacent paraît directement à nu et que cette portion de l'os prend un aspect aréolaire, du moins sur sa face cotyloïdienne.

La coupe des portions articulaires est limilée par contre par une épaisse lame de tissu compact. Cette épaisseur est inégale suivant les points. Elle va en augmentant du centre à la périphérie, elle est maximum sur le plancher et surtout au niveau de la voüle de la cavité, point qui supporte le maximum des pressions transmises par la tête fémorale dans la station debout. De cette lame compacte, formant la portion articulaire en forme de croissant de l’acétabulum, partent en rayonnant des travées perpendiculaires à sa surface et qui, très rapprochées à leur origine cotyloïdienne, divergent progressivement à mesure qu'elles s’en éloignent. Nous verrons qu'elles se terminent de façon très différente, suivant le point envisagé. À ce système de fibres radiées s'en surajoule un autre moins important morphologiquement et qui paraît avoir la valeur d'un système d'association. Il s'oppose à l’écrasement de la concavité de la fosse cotyloïde et répartit sur le plus grand nombre de travées rayonnées les pressions fémorales qui, sans lui, ne passeraient que par les travées supérieures. Il est constitué par une série de fibres parallèles entre elles et parfaitement concentriques à la courbure de la cavité cotyloïde. Elles sont d'autant plus serrées qu’elles se trouvent plus rapprochées de l’acélabulum. Ainsi sont limitées des aréoles de plus ea plus spacieuses, mais toutes : parfaitement orthogonales.

Quelle est la destinée des travées rayonnées? Les supérieures, celles qui répondent à la voûte de l’acétabulum, se dirigent verticalement en haut dansle massif des épines iliaques antérieures. Quelques-unes, dans leur trajet ascendant, sont interrompues par un pelit noyau compact dépendant de la

lame externe et qui, au point de vue topographique, parait répondre au point d'insertion du tendon réfléchi du droit antérieur de la cuisse. Interrompues ou non, elles vont toutes se perdre tangentiellement sur les lames externe ou interne de la partie antérieure de l'aile iliaque. Elles représentent les travées descendantes de l'aile iliaque que nous avons déjà suivies sur la coupe 4°, planche I, orientée un peu moins obliquement. Au-dessous de ces dernières apparaissent de nouvelles travées divergentes. La coupe intéresse-t-elle le détroit supérieur, nous les voyons se jeter soitsur la lame interse de l'aile iliaque, soit sur la lame qui limite le dos d’äne du côlé de l’excavation (voir planche IT, Figure 3).

Les suivons-nous au contraire sur une coupe {voirschéma 9) plus franchement antéro postérieure et passant en dehors de l’aire du détroit supérieur, elles se dirigent obliquement en haut et en arrière pour se jeter, les plus élevées sur la portion épaissie de la lame compacte qui limite la fosse 1lhaque interne, les inférieures sur le versant antérieur de l’éperon sciatique qui les sépare ainsi des fibres antéro postérieures venues de la région de la symphyse sacro iliaque. Entre ces deux systèmes rayonnés, supérieur et inférieur, siègent constamment de Jarges aréoles spongieuses. Quant aux fibres radiées les plus inférieures, celles qui partent de la corne postérieure de la surface auriculaire, c’est-à-dire du point le plus déclive de l’acétabulum, elles vont se jeter après un très courttrajet sur un épaississement compact situé à quelques millimètres au-dessous du sourcil cotyloïdien et qui par sa base adhère à la lame externe de l’ischion. En raison de sa siluation, nous donnerons à ce noyau le nom de contrefort sous cotyloidien. Il paraît peu dévéloppé à l'examen d’une seule coupe mais, s’il est peusaillant dans la masse spongieuse, il présente par contre un ou deux centimètres d’étendue dans le sens transversal puisqu'il forme une demi virole complèle

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