‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 125 sur 133 · LIVRE III. |3i · texte numérisé non relu

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divisée en deux étages, il y a des gisants et des priants que gardent, aux angles, quatre grands guerriers revêtus d'une brillante armure.

Le plus ancien monument est le château de Kron*borg (i 577-1 585), à Elseneur. Puis viennent, par ordre de dates, le château de Rosenborg, à l'intérieur même de Copenhague (lôio), faussement attribué à Tarchilecte anglais Inîgo Jones, et le château de Frederiksborg, au nord de l'île de Seeland, commencé sous Frédéric II, mais achevé seulement en 1624, par les soins de Christian IV. Ce dernier prince, qui lui-même était très entendu dans Part de bâtir, avait pour architecte Hans Steenv\rinkel, d'Amsterdam.

Les trois châteaux dont nous venons de parler n'ont plus rien de l'ancienne demeure féodale. Sur les longs côtés d'un grand parallélogramme que flanquent aux angles des tours carrées et sans saillie, surmontées de pyramides étagées, se détachent des poivrières quelque peu imitées de la basse Allemagne. Des portiques à plein cintre, comme l'entrée principale, courent parfois au rez-de-chaussée. Par une exception peu commune, les fenêtres, divisées verticalement ^t horizontalement par deux meneaux, sont le plus souvent aussi larges que hautes. Enfin les. lucarnes, tout à faijt conçues dans le goût hollandais, sont de dimensions relativement médiocres, ce qui a permis d'en multir plier le nombre.

Comme en Hollande, quelle que soit Pimportance des constructions, on n'emploie guère que la brique. Mais la facilité étant alors plus grande de se laisser aller à certaines bizarreries, les architectes en ont pro-

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fi té. Ainsi la Bourse, à Copenhague' (1619-1640), dernière expression du style dit de Christian IV, est surmontée d^une tour formée à son sommet de quatre dragons reposant sur le ventre et enlaçant leurs queues en Tair. .

Xa Suède et la Norvège, sous tous les rapports, sont infiniment moins bien partagées que le Danemark. -A peine peui*on citer, en Tabsencé de monuments religieux, quatre, ou cinq châteaux d^^rchitecture -assez simple, mais construits.' tout entiers au temps des rois Guitawe :Yasa (i 523-1 56o),: Éric XIV (i56o-i568) et Jean lil (i566-i592). Lé plus ancien, Gripsholtn, aux environs de Stockholm (iSSj), a ses angles flanqués de tours rondes, aujourd'hui découronnées^ ce qui les rend lourdèset massives. Quant à Haesselagergaard- (iSSj), bâti peùt-rêtre. par un Hollandais qui a séjourné à Venise, à Breininggaard, postérieur de quelques années, où. se rencontrent des réminiscences françaisesyà Borreby et'à Egeskof, d'un caractère assez peu défini, leur intérêt réside surtout dans un certain arrangement

pittoresque: - S - -

-...Rojur. achever la revue des pays du, Nord, -il* nous jreste^.à. parler.de TAngleterre, Mais la tâche ne sera if)i9isiongue, car nulle part ailleurs la Renaissance n^a motivé, plus de difficultés à sMmplanter, et elle ne se 4bl:)ntre qu'à Pépoque du triomphe des idées classiques, sous sa dernière transformation.

... Peut-être cela tient-il à ce que les Anglais, à la fin du xv* siècle, peu après Pavènement de Henri VII (f485), ont inventé Je. style dit Tudor, variété du style perpendiculaire en honneur déjà depuis plus décent ans. Tout

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