LIVRE PREMIER
ment imitée tout d'abord de celle de Brunellescb, sous rinfluence des monuments antiques, tendait, en se modifiant quelque peu, à acquérir certaines qualités de simplicité que nous examinerons bientôt. Mais auparavant il est bon de faire connaître quelles œuvres le grand architecte a laissées à Milan où, de 1472 à 1493, se sont développées ses aptitudes, où son génie s'est en quelque sorte préparé à la plus brillante carrière.
Dans rénumération suivante, nous nous en tiendrons aux indications fournies par les
trois écrivains qui ont le mieux étudié cette période de la vie du maître : H. de GeymOller, C. Casati et G. Mongeri. Ils sont d'accord entre eux pour lui attribuer :
1° Un projet de coupole destiné à la cathédrale {i486). Ce projet, forcément conçu en style gothique pour s'harmoniser avec le reste, fut Tobjet, en 1491, d'une consultation à laquelle Bramante lui-même prit part. On ne sait si, dans les travaux qui suivirent, il en a été tenu compte;
20 A Saint-Ambroise, la maison canoniale (1492) et les bâtiments claustraux (1498);
Fig. 3. — Saint-Pierre in-Monicrio.
(Plan )
+î L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.
3" A Saintc-Marie-des-Grâces, la coupole, qu'il n'exécuta qu'en partie, la porte principale, la chapelle Saini-Paul, le tombeau d'un fils de Ludovic le More, la sacristie, le cloître et le réfectoire (1492-1494);
4" A Sainte-Marie près San Saiîro, la première partie de la nef (vers 1474), la chapelle Saint-Théodore (1497), la seconde partie de la nef et les premières assises de la façade (1498); 5' A Sainte-Radegonde, le mur latéral ..„..,, de gauche et un cloître
(Éiéïiiian.) ^'^' P'^" irrégulier;
6° Au Grand-Hôpital, neuf fenêtres gothiques entre la loggia du milieu et le nouveau corps de logîs, la moitié du portique de la grande cour, du côté du midi ;
7' A l'archevêché, le portique de la cour principale, vers la piazza Fontana (1493-1498).
En dehors de Milan et de Rome, on a voulu reconnaître la main de Bramante dans un grand nombre d'édifices; mais ces prétentions sont loin d'être toujours justifiées. Si rien n'empêche, par exemple, d'admettre qu'il ait fourni des dessins pour l'embellissement de la cathédrale de Côme, — trois fenêtres (1491) et le rêvé-