LIVRE PREMIER. tJ
tement extérieur ([5oo-i5i3) rappelkni sa manière, — on ne voit pas sur quoi Toti se fonderait pour mettre à son compte certaines parties de la cathédrale de Pavie. Mêmes doutes au sujet de la Consolazione de Todi, jolie église à coupole sur croix grecque, dont chaque bras est terminé en hémicycle. Certains détails, au besoin, pourraient être de Bramante; mais l'ensemble fait songer bien plutôt à Cola da Caprarola.
D'autres attributions portent manifestement à faux : telles sont celles
qui concernent la Ca- pie. s — Saioi-PLerre in Montorio.
thédrale de Città di (Coi.pt >
Castello, entre Urbin
et Pérouse, bâtie, de 1488 à 1529, par Bartolomeo Lombarde; le portique de la cathédrale de Spolète, œuvre de deux architectes, le Milanais Ambrogio d'Antonio ei le Florentin Pippo d'Antonio; la cathédrale de Foligno, commencée en i5i3 par Cola da Caprarola, et terminée en 1344 par le Florentin Baccio d'Agnolo, qui construisit la coupole.
11 ne, règne plus aucune incertitude sur l'œuvre de l'artiste à Rome. Outre que les documents ne font pas
<f L'ARCHITECTURE DE LA H EN A t 55 A N CE.
défaut, sa manière désormais plus franche, plas accusée, suffirait le plus souvent à prévenir toute erreur.
Et en effet, quelque temps après son arrivée dans la ville éternelle, Bramante est un homme nouveau; il s'affirme comme tel, bien que pas toujours à son avantage. Les qualités qui ciuient son partage, comme elles avaient été celui de la plupart des architectes du quattrocciiio, nous voulons dire la grâce, la richesse d'invention, une sorte de liberté attachante, sont sacri- ;..r.;..;. r ■ r c-i-i- r- fîées au dcsif d'aitcindrc
Fig. c. — SaLni-Pierre. ** ^^ majcsié et à l'in-
(Piid ik Bnminie.) flcxible corrcction de
l'architecture romaine.
De la sorte, il se montre le représentant de la Renaissance dans le sens rigoureux du mot, il se fait le champion du retour pur et simple vers les formes antiques. On pourrait ajouter que le sentiment de respect inspiré par tout ce qu'il avait sous les yeux a bien pu amener Bramante à modifier ses idées. Sur cette terre semée d'admirables débris , tout imprégnée de l'ancienne civilisation, il ne pouvait transporter une manière de faire qui n'aurait pas eu sa raison d'être, quel que fût, du reste, son incontestable mérite.
De là est née l'école romaine qui, durant trois siè-