‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 24 sur 133 · LIVRE PREMIER. il · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. il

cochèrc qui est en plein cinire ; de beaux chambranles, aux fenêtres, rompent la monotonie des parties ii>scs; une frise avec le nom du propriétaire et une corniche à modillons couronnent le toui.

Raphaël, à Saint- Pierre, eut pour successeur Balthazar Peruzzt qui, de deux ans seulement plus jeune que lui, — il était né en 1481, — avait déjà montré un grand talent dans la construction du petit palais

dit plus tard la Farné- pig. 10. — Sainrpitrrt.

sine, sur la rive droite (['imdEpiruzii.i

du Tibre, lorsque les

Farnèse se furent substitués au banquier Chigi. C'est un édifice aux profils très purs, dont la façade se fait en outre remarquer par des grisailles d^un caractère tout particulier. Mais l'architecture, il faut bien le dire, tient ici le second rang. On admire surtout et avec juste raison les fresques de la galerie où Raphaiil et ses élèves ont figuré la célèbre fable de Psyché.

Le premier soin de Peruziii, aussitôt son installaiioii en qualité de chef des travaux de Saint-Pierre, fui Je reprendre le projet de Bramante. La croix grecque une seconde fois eut toutes les préférences, et de nouvi^aii l'on disposa à rextrémiic de chaque bras une abside semi-circulaire. Des changements, suivant Pidéc de

rarchiiecie, devaient être seulement apportes à rexiérieur, où, dans les parties rentrantes, quatrecampaniles se seraient élevés au-dessus des sacristies. Ce que l'ensemble perdrait en noblesse, il le regagnerait ainsi en mouvement. Mais Peruzzi, avant sa mort (r536), loin de pouvoir mettre son projet à exécution, n'eut même pas le temps d'^achever la consolidation des maîtresses piles. Pour s'être trop pressé au début, la construction de Saint-Pierre, sans parler de la dépense qui en était le résultat, se trouvait soumise à toute sorte de fluctuations en même temps qu'à de longs retards.

Pour bien juger Peruzzi, pour se rendre compte du talent qu^il savait au besoin déployer, il faut visiter à Rome le palais Massimi (i532). Nulle part ailleurs, en pareille circonstance, emplacement plus restreint et plus irrégulier n'a peut-être été imposé à un architecte; et cependant tout paraît si naturellement combiné que, suivant la remarque de Quatremère de Quincy, Ton serait presque tenté de croire à un choix voulu et déterminé. La principale difficulté résidait dans la courbe de la rue, qui obligeait à élever une façade en arc de cercle. Afin de donner moins d'importance à ce dernier, Peruzzi, sur la moitié de la longueur, dans toute la partie centrale, a substitué un portique au mur plein du rez-de-chaussée. L'œil ainsi, de la rue, loin d'être arrêté, aperçoit entre les colonnes doriques un élégant vestibule, terminé à ses extrémités par deux grandes absides. Le premier étage n'offre rien de particulier, mais au-dessus régnent deux rangs de fenêtres plus larges que hautes, destinées évidemment à donner à la construction un aspect sévère. Tout cela est très

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