LES DÉBUTS DE LA RENAISSANCE
Vasari : le Opère con amiota^ioni e commenti di Giorgio M ilanesi. 8 vol. in-8o. Fircnze,! 878-1883. — Burckhardt : Die Citltur der Renaissance in Italien. 3* éd. Leipzig, 1877-1878. — Symonds ^ ^ the Renaissance in Jtaly, London, 1880» — Janitschek : Die
' Gesellschaft der Renaissance und die Kunst. Stuttgart, 1879.
— Emile Gebhart : Origines de la Renaissance en Italie, \ Paris, 1879. — Eugène Mûntz : les Précurseurs de la. Renais-
l sance, Paris, 1882. — Id. : Histoire de Vart pendant la Renais-
I sance, t. I« et II, Italie. Paris, 1889-1891. - Yriarte : Un
I condottiere au xv« siècle; Rimini, Paris. 1882.
{ Le mouvement scientifique, artistique et littéraire
\ qui marque, pour PEurope occidentale, la fin du moyen
âge et le commencement de Père moderne, s'est manifesté tout d'abord au delà des Alpes, c'est-à-dire là où*
lo L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.
existaient des raisons plus pressantes non seulement de chercher des nouveautés, mais encore d'appuyer ces nouveautés sur Tétude et l'imitation intelligente des monuments romains. Jusqu'à un certain point, Part antique reparut, et la dénomination de Renaissance, contestable aîHeurs, se trouve, en Italie, assez bien justifiée.
Logiquement, dans toute grande transformation, la littérature, qui est l'expression directe des mœurs et des tendances d'une nation, doit commencera reprendre vie et éclat. Sans elle, la sculpture, dont le développement réclame des idées déjà formulées, des légendes établies, ne saurait marcher d'un pas sûr. Mais il en est différemment de l'architecture, qui, au besoin, peut se suffire à elle-même. Lorsqu'elle progresse en même temps que la sculpture, elle tient forcément celte dernière dans sa dépendance, elle lui impose ses besoins.
En Italie, à la suite de la littérature qui avait pris un immense essor, la sculpture produisit de bonne heure des œuvres importantes. Son avance. sur l'architecture est d'un siècle environ. Toutefois, dans cet ordre de succession, il faut moins voir un sacrifice à la logique que le résultat de circonstances particulières dont l'histoire a conservé le souvenir.
Il y avait en Italie, à la fin du xiii® siècle, une région qui semblait un terrain admirablement préparé entre tous pour l'éclosion des idées nouvelles : c'était l'antique Etrurîe^ la Toscane moderne, appelée en quelque ^orte pour la seconde fois à donner des arts à Rome. Là étaient des villes riches, libres, agitées par des rivalités ardentes qui, ea maintenant l'énergie des carac-