‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 52 sur 133 · LIVRE PREMIEK. iij · texte numérisé non relu

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vent mis en avant, est-il permis de songer à son contemporain.

En dernier lieu, citons, à Florence, le palais Strozzi, caaimencé en 1498. Le Cronaca, auquel il est dû, n'a jamais été mieux inspiré. On pense, en le voyant, au palais Riccardi, dont il reproduit les données générales. De même ressemble- t-il beaucoup au palais Spannocchi, à Sienne, œuvre aujourd'hui reconnue de Cccco di Giorgio.

Les palais florentins du xv« siècle, le palais Pitti excepté, ont toujours les deux étages sur rez-de-chaussée dont ils se composent éclairés par des fenêtres géminées. Sous ce rapport, on peut rapprociicr d'eux non seulement différents palais de Sienne et de Pienza, mais encore le palais Corner-Spinelli, à Venise, généralement attribué à Pietro Lombardo. Ajouions que le plein cintre est également Parc préféré pour les grandes ouvertures du rez-de-chaussée. Les baies rectangulaires ne firent leur apparition qu'au xvi° siècle, avec Tinfluence romaine dont nous retrouvons la trace, d'une part, au palais Bartolini, œuvre probable de Baccio d'Agnolo, de Tautre, au palais Pandolfini et au palais Uguccioni, l'un et l'autre construits sur les dessins de Raphaël ^

Bien que dans une large mesure le palais de Saint- Marc ou de Venise, élevé, à Rome, sous la direction de Giacomo da Pietra-Santa, pour le cardinal vénitien Barbo, le futur Paul II (1464-1471), sacrifie au

1. Raphaël, toutefois, a suivi les traditions florentines dans la porte du premier de ces palais et dans tout le rez-dc-chausséc du second.

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