‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 54 sur 133 · LIVRE PREMIEK · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIEK

diverses formes dont la répétition constitue, e fices du même genre, un étroit lien de parenté

Fig. ;

Ainsi, l'espace occupé est sinon toujours rectangulaire, du moins détermine par des lignes droites donnant quatre côtés. Le nombre des façades vurie suivant

qu^il y a isolement complet ou rattachement à des propriétés voisines. Mais, dans Tun et l'autre cas, l'arrangement est on ne peut plus simple. Au-dessus d'un rezde-chaussée habituellement sévère et percé d'ouvertures rares et petites, le premier étage, le piano nobile, comme disent les Italiens, déploie sa belle ordonnance, que répète, en l'amoindrissant quelque peu, le second étage. Partout des fenêtres régulières et symétriques. Tourelles d'angle et avant-corps sont également bannis, nulle saillie en encorbellement \ mais un couronnement plus ou moins magnifique, dont rien ne vient déranger la parfaite horizontalité. Bien différents des églises qui font pyramider leurs parties supérieures, ne se contentent pas d'élever bien haut une ou plusieurs coupoles, mais multiplient les frontons aux lignes rampantes ou arquées, les palais comptent, pour produire leur principal effet, sur la corniche qui les termine réellement, car s'il y a au-dessus une toiture, la pente n'en est jamais assez rapide pour permettre Tusage des lucarnes ou de tout autre motif capable d'attirer l'attention. Les architectes, qui, comme Palladio et Sansovino, se sont permis de découper sur le ciel balustrades, obélisques et statues, font pour ainsi dire bande à part, et les préférences se portent sur ceux dont la plus grande préoccupation a été la composition d'une corniche.

Entre les corpsde bâtiments, unecourpourtournéede

galeries existe invariablement. Quoi qu'on ait pensé à

I. L'exemple donné par Baccio d'Agnolo au palais Serristori, à Florence, n^a pas trouvé d'imitateurs; en Italie, on ne se sert d'encorbellements que comme supports de balcons.

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