‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 66 sur 133 · HISTOIRE ET CARACTERES GENERAUX DE LA RENAISSANCE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

HISTOIRE ET CARACTERES GENERAUX DE LA RENAISSANCE FRANÇAISE

La Renaissance des arts à la cour de France. litudes sur le xvi« siècle^ par le comte de Laborde, t. I'^ i85o; t. II, i863. — Geschichte der Renaissance in Frankreich, von Wilhelni Lûbke. Stuttgart, 1868. — The Renaissance of art in France, by M" Mark Pattison. London, 1879. — -^^ Renaissance en Italie et en France à l'époque de Charles VIfl, par Eugène Mûntz. Paris, i885. — La Renaissance en France, par Léon Palustre. 3 vol. in-folio. Paris, 1879-1889.

Durant plus de deux siècles, il a été de mode chez nous de considérer comme une époque d'impuissance et de barbarie la période plus que millénaire qui sépare la chute de Part gréco-romain, à la suite des invasions, de son rétablissement progressif sous Charles VIII, Louis XII et François I". Pour ne pas perdre la réputation d'homme de goût, ilfallait déclarer hardiment que la France civilisée, la France artistique et littéraire, ne datait que des guerres d'Italie, que la

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ijtf L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.

Renaissance fut le rayon de lumière qui dissipa l'obscurité dans laquelle avaient vécu nos ancêtres depuis Clovis. . . ,

Après les travaux qui ont illustré les cinquante dernières années et dont les principaux sont dus à Caumont, Didron, Lassus et Viôllet-le-Duc, il n'est plus possible de tenir un pareil langage. Sauf pour quelques esprits attardés, dans l'histoire de l'architecture, la France du moyen âge mérite de prendre place à côté de la Grèce antique. On peut varier d'opinion sur la valeur relative des formes monumentales, on peut hautement préférer le siècle de Périclès à celui de Philippe-Auguste et de saint Louis^ le Parthénon à la cathédrale d'Amiens; mais on ne peut nier que la France n'ait, comme la Grèce et seule avec elle, créé une architecture parfaite de tout point. Les principes sont opposés, il est vrai, la première basant son système sur les poussées ou pressions obliques, la seconde sur la stabilité inerte ; mais des deux parts, dans l'application, apparaît la même logique absolue. Que le monument soit religieux ou civil, chacun de ses membres n'en occupe pas moins une place inévitable, chacune de ses pierres n'en est pas moins éloquente dans l'explication de la fonction qui lui incombe. Partout le dehors laisse entrevoir le dedans, sur lequel il se modèle, dont il n'est à proprement parler que la conséquence et la manifestation.

Et cette recherche de la logique a certainement précédé de beaucoup le xni* siècle, qui vit l'apogée de l'architecture si improprement appelée gothique. Car on n'enfante pas spontanément des chefs-d'œuvre, et

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