‹ L'architecture de la renaissanceChapitre 97 sur 133 · LIVRE II. aij · texte numérisé non relu

LIVRE II. aij

Thibaut Métezeau fut chargé de reprendre l'œuvre

interrompue, les idées étaient quelque peu modifiées, que l'on voulait reporter le passage couvert au niveau

ai^ L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.

de la terrasse, la grande galerie prit-elle une physionomie toute nouvelle. Au rez-de-chaussée se superposèrent deux étages forcément inégaux, car la hauteur était limitée et il s^agissait de ne pas faire quelque chose de trop banal. Métezeau y parvint en créant le célèbre me\\anino qui a tant intrigué les modernies historiens du Louvre.

Les châteaux d'origine royale ne sont pas les seuls, parmi ceux qui subsistent encore, dont il y ait intérêt à s'occuper. Mais l'espace faisant défaut, à peu d'exceptions près, nous allons nous borner non plus même à quelques réflexions, mais à une simple mention.

On trouve d'abord sur les bords de la Loire et dans les vallées tributaires :

Châteaudun (Eure-et-Loir), où Ton admire un magnifique escalier bâti, dans les premières années du XVI* siècle, par François d*Orléans-Longueville, petitfils de Dunois.

Chaumont (Loir-et-Cher), dû à Charles d'Amboise, frère du cardinal ministre de Louis XII.

Beauregard (f(f.), au moment de sa construction, vers i520, composé seulement de deux gros pavillons réunis par une galerie.

Chenonceaux (Indre-et-Loire), Tune des merveilles du xvr siècle. Le corps de logis, sur la rive droite du Cher, qui constitue le château proprement dit, a été élevé de i5i5 à i524, par Thomas Bohier, général des finances de Normandie. On ne connaît pas le nom de l'architecte. Diane de Poitiers fit commencer en i556, sur les plans de Philibert de l'Orme, le pont et. la

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galerie terminés dix ans plus tard par Catherine de Médicis.

Azay -le- Rideau {'à.), moins pittoresque, maïs plus

Fig. jB. — U Rocher,

fift comme exécution que le précédent. On remarque surtout la double entrée et les fenêtres qui la surmontent. Les lettres G et P semées un peu partout rap-

lia L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.

pellem les noms des fondateurs, Gilles Berihelot et Philippe Lcbès, sa femme. Tout porte à croire que les travaux (i5i6-i524) furent conduits par un architecte local, Etienne Rousseau.

Fig. is. — La Rochefoucauld.

Villegongis (Indre), qui dans tous ses détails rappelle la manière de Pierre Nepveu dit Trinqueau.

Valençay (irf.), superbe résidence de la famille d'Etampes, où, dans la transformation opérée sous François I", se reconnaît la main de deux architectes, l'un Blésois, l'autre Angevin.

Le Lude (Sarthe), auquel Jacques de Daillon faisait déjà travailler depuis cinq ans, lorsqu'il fut tué à Pavie, en i525.

Landifer (Maine-et-Loire), élégante construction

du temps de Henri II, en dépii de ses quatre tours d'angle.

Saint-Ouen (Mayenne), où, dans un admirable pa-

- Cheminée du cblltau de Uoian.

Villon servant de cage d'escalier, le gothique de la fin de Louis XII se marie à la gracieuse ornementation de la première Renaissance.

Serrant (Maine-et-Loire), dont le corps de logîs prin-

lia L'ARCHITECTURE DE LA RENAISSANCE.

cipal, bâti dans les dernières années de Fran<;ois I", a été malheureusement gâté sous Louis XIH par Vadjonction d'un deuxième étage et la suppression des lucarnes.

Fig. Si. — ADcy-l«-Franc (Sauvagcot).

En dehors de la région pour ainsi dire classique de la Loire, nous trouvons à citer :

Nantouillet {Seine-et-Marne}, que le cardinal Duprat fit élever durant les premières années de sa puissance (i5i7-r525).

Écouen (Seine-et-Oise), commencé vers i533 sous

la direction de Charles Billard qui, à sa mort, en 1 55o, eut pour successeur Jean BuUant.

Chantilly (Oise), dont la seule parcie existante,

Fig. Ca. — Le Pdlly <SioTigcot).

connue sous le nom de Petit Château, fut bâtie par Jean BuUant, peu de temps après la disgrâce d'Anne de Montmorency {i SSg),

Mesnièrcs (Seine-Inférieure), où l'on remarque surtout le corps de bâtiments au fond de la cour (t 540- 1 346).

iïo l'architectuhe de la renaissance.

Lasson (Calvados), œuvre probable d'Hector Sohier.

Fontaine-Henri [id.], composé de deux parties,

l'une rappelant les constructions de Biaise Le Presire,

Fig. 6}. — Le Grand-Jardin.

l'autre celles de rarchitecte inconnu qui a élevé, à Caen, l'hôtel d'Écoville.

Chanteloup (Manche), qui plus encore que Lasson doit être attribué à Hector Sohier,

Le Rocher (Mayenne), où se reconnaît la main d'un architecte normand.

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