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seur des portes et qui sont invisibles. Elles sont convenables pour les salons, les salles à manger ; on peut aussi les employer pour les chambres à coucher; elles coûtent un peu plus que les serrures ordinaires.

Si les ferrures de portes sont simples, celles des fenôlres au contraire sont compliquées, mais.cependant faciles à comprendre et à ordonner.

Il faut d’abord attacher les châssis mobiles ou bâtis au dormant, portion de la fenêtre scellée contre la maçonnerie au moyen de pattes à scellement, dans l’intérieur, dans la feuillure. Ces pattes doivent être encastrées , affleurer la menuiserie et Ctre par conséquent invisibles. Pour attacher les châssis vitrés au bâti , on se sert de fiches à broche ou de fiche à vase , à volonté. Quand la fenêtre est de moyenne hauteur, on se contente de trois fiches : mais si la fenêtre a de l’étendue, il faut la munir de quatre fiches dans son élévation.

La fermeture des châssis mobiles d’une fenêtre se fait par l’espagnolette. Cette fermeture se compose d’une barre de fer ronde ou verge ronde, terminée aux deux extrémités en crochets, qui sont destinés à entrer dans les gâches (l’une placée dans la traverse du haut du bâti, l’autre dans la pièce d’appui quand la verge tourne sur son axe vertical) , et qui en sortent quand elle tourne en sens inverse. La verge passe dans plusieurs lacets ( deux, trois, quatre, selon la hauteur de la fenêtre), terminés en pitons qui l’attachent sur celui des deux battants qui reçoit l’autre battant dans la feuillure ou la gueule de loup, et qui lui laissent la liberté de tourner. Les pitons traversent le montant et se fixent à l’extérieur au moyen d’écrous encastrés. Des embases (petite partie saillante) placées des deux côtés de la tête des pitons (haut et bas) empêchent la verge de hausser ou baisser et ne lui laissent que le mouvement giratoire. A la portée de la main un levier de 16 à 19 centimètres de longueur, façonné diversement en poignée pleine ou à jour et ornée d’un bouton, est attaché sur le cul de poule, de manière à pouvoir se mouvoir horizontalement et verticalement. Dans son mouvement horizontal, ce levier tourne la verge, ouvre ou ferme la fenêtre ; et par le mouvement vertical de son extrémité, on l’accroche à un crochet nommé support, placé

sur le battant opposé, et par ce moyen la fenêtre reste fermée.

Quand il y a des volets intérieurs, on ajoute à l’espagnolette de petits tenons nommés pannetons , ou ailerons, qui servent à tenir les volets fermés, de façon que cette ferrure retient tout, et d’un seul coup de main ou effort on ouvre ou on ferme la fenêtre elles volets intérieurs.

Les deux châssis mobiles sont munis haut et bas, à l’intérieur, d’équerres pour maintenir les angles droits de la menuiserie, ou angles 90 degrés. Toute la ferrure complète delà fenêtre est ce qu’on nomme quincaillerie. Le propriétaire peut lui-même acheterles différents objets qui composent cette ferrure et ensuite en confier la pose au serrurier. Il se rendra dans les magasins où se vendent ces objets, et il fera son choix selon son goût et le prix qu’il veut metlre aux objets à acheter : car le choix est arbitraire. Il fera bien de se faire donner un modèle d’espagnolette qu’il montrera au menuisier, afin que ce dernier connaisse à l’avance comment on entend que ses fenêtres seront ferrées. Il fera bien aussi de se conformer aux échantillons du commerce, afin de ne pas avoir de retouches et d’augmentation de main-d’œuvre.

Quand la menuiserie est ferrée, il faut d’abord avoir soin de ne pas la laisser au soleil ni à l’humidité. Aussitôt qu’elle sera ferrée, mettez-la dans un lieu sec et abrité, et faites-lui donner une première couche de peinture à l’huile, nommée impression.

Quels que soient le genre, la nature et la destination des objets de serrurerie, ils doivent toujours être peints ou goudronnés avant leur pose ou mise en place, pour les préserver de la rouille ; on doit demander au serrurier que les écrous et les vis soient graissés; lorsqu’on pratique des encastrements (objet placé dans un autre au moyen d’une entaille qui lui est préparée), ils doivent être de la plus rigoureuse précision; que l’entaille d’une équerre, par exemple, ne soit pas plus grande que l’équerre qui doit y être placée; il faut que les trous des boulons soient droits, parfaitement ronds et du diamètre exact et nécessaire pour loger ces pièces. Si l’on n’assujettit pas les ouvriers à celte exactitude et à ces précautions, on ne peut pas entièrement compter sur ce procédé de liaison , car si les bou-

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Ions peuvent remuer et ballotter, ils finiront dans un temps donné par agrandir leurs trous et en peu d’années ne rendre plus aucun service.

Il ne faut jamais compter sur le mastic pour réparer les maladresses de quelque ouvrier inhabile ; demandez toujours de bons compagnons à l’entrepreneur, et ne contiez jamais le ferrage et la pose de votre menuiserie à des apprentis ou ouvriers trop jeunes et sans assez d’expérience. Ayez soin que les pièces encastrées affleurent bien les bois où elles sont entaillées, qu’elles n’aient pas de gauche et que lorsqu’elles sont recouvertes de peinture elles semblent ne former qu’un avec le bois. Cette observation s’applique surtout à la pose des équerres et des gâches.

On sait quel est l’usage et le but des sonnettes dans une maison. Leur pose est très simple, mais demande de l’attention et de l’intelligence. Il s’agit de faire arriver à la sonnette, librement, sans frottements et le plus directement possible, un fil de fer tire par la main de celui qui sonne. Il faut souvent que le fil de fer traverse des étages, des murs et des cloisons.

Les sonnettes, qui sont de pelitesclochesencuivreeten étain, se trouvent dans le commerce, et l’on choisit celles dont le son convient au but qu’on se propose. En en posant plusieurs dans une maison, on fera bien de les prendre de différents sons, afin d’obtenir une sorte de gamme à laquelle s’habituera l’oreille des domestiques, qui au ton entendu sauront de quelle pièce on a sonné. Pour la porte d’entrée, il faut employer une grosse sonnette, afin qu’on puisse entendre le son de toutes les parties de la maison, pour ainsi dire ; que la sonnette du salon soit distincte de celle de la salle à manger; que les sonnettes du rez-dechaussée se distinguent de celles du premier étage, et ainsi de suite.

L’établissement des sonnettes consiste d’abord dans l’objet qui rend le son et qui avertit, ensuite de ressorts, de supports, de platines, de conduits, de mouvements, de bascules et de fil de fer. On sait ce qu’est un ressort : c’est un corps destiné à donner du mouvement et qui se déforme par l’action d’une force , et qui reprend sa forme primitive quand la force qui l’a dérangé cesse d’agir. 11 y a des ressorts en spirale et en

hélice ( dit à pompe ), de rappel ou de renvoi. Les conduits ou tuyaux sont des petites douilles (morceaux de fer blanc rectangulaires recourbés sur eux-mêmes en forme de cylindre, ou tuyau creux cylindrique), introduites dans les trous des murs et des cloisons pour les garantir du frottement du fil de fer. Les mouvements consistent en de petites tringles de fer ou de cuivre qui tournent par le sommet d’un de leurs angles sur une petite broche placée à la tète d’un étoquiau (petite cheville en fer, ronde ou carrée ) piqué dans un mur ou une cloison, et qui ont le fil de fer attaché aux deux bouts des côtés de l’angle de rotation. Le mouvement de sonnette a pour but de changer la direction de la force imprimée au cordon de la sonnette; il y en a qui se meuvent horizontalement, d’autres dans une direction verticale. On sait qu’en général en mécanique la bascule est un levier.

« Après avoir vu d’où pîTrl le tirage et le lieu où il convient de placer la sonnette, le serrurier fixe la route de ses fils de fer et perce ses trous. Mais ici il faut prendre des mesures exactes en dehors et en dedans des chambres; car s’il se trouve un mur de refend placé de telle sorte que l’angle delà chambre voisine ne réponde pas à celui de la première pièce d’où vient le tirage, il ne faut pas percer dans l’angle de la première, il faut percer dans l’angle du mur de refend; si le trou arrive à grande distance de l’angle de la première chambre, il faut un mouvement horizontal dans l’angle et un autre à l’entrée du trou; mais si la distance n’est que d’à peu près 32 centimètres, on y place une bascule dont une des branches répond à l’angle de la chambre, et l’autre à l’entrée du trou. Si le fil de fer traverse une pièce entière, il faut lui préparer, de distance en distance , de petits conduits de gros fil de fer, ployé en deux branches pointées, entre lesquelles le fil de fer passera pour se soutenir.»

« Après avoir ainsi percé des trous correspondant les uns aux autres jusqu’à la pièce où l’on juge devoir placer la sonnette, le serrurier attache son fil au premier mouvement, le plus voisin de celui qui sonne, cheminée ou lit, etc.; ce premier mouvement se nomme de tirage : il est vertical et change en horizontale la direction qui vient du sonneur; c’est entre les branches de ce mouvement qu’il place la pointe d’arrêt; la

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pointe entre les branches leur laisse assez de mouvement libre et les arrête alternativementoùilfaulpourempêcherun renversement et produire le choc désiré; ensuite il passe son (11 dans le trou voisin, et en attache le bout à la première branche du mouvement suivant, et ainsi de suite, en essayant ces mouvements, qui doivent être bien sur leur tirage, c’est-à-dire à l’équerre les uns sur les autres, jusqu’à la bascule de la sonnette, au bout de laquelle il attache provisoirement son fil de fer, qu’il n’attache à demeure qu’après avoir plusieurs fois essayé si tout l’appareil joue bien librement.

« Pour peu qu’il y ait trois ou quatre mouvements , on doit éprouver un peu de roide dans leur jeu, ou des frottements dans les trous, qui empêchent le ressort de la sonnette de se restituer vigoureusement; alors le serrurier place des ressorts de rappel où cela est nécessaire : en élastique ou laiton. On place ce ressort de manière que la puissance le bande en sonnant, et en se débandant il seconde le ressort de la sonnette. Le fil de fer qui vient du rappel s’ajuste sur celui qui vient de la sonnette, se tortille dessus ; en un mot il s’y attache de manière à ne pas glisser; on essaye si le rappel tire bien, s’il restitue bien le fil de fer, si le mouvement de tirage choque bien sur sa pointe d’arrêt. C’est ainsi qu’allant de mouvement en mouvement, de trou en trou, d’angle en angle, le poseur arrive à la sonnette et y fixe définitivement le fil de fer.

« L’ouvrier doit juger s’il faut placer les mouvements horizontaux, avec le sommet en dedans ou en dehors, sur ou sous sa broche ; cela dépend du voisinage d’une corniche ou d’une moulure, de la profondeur à laquelle il peut enfoncer la tige de son, mouvement, etc. : il se conforme au local. Si la puissance s’applique au coulisseau, elle n’excédera pas l’effort nécessaire ; mais si on fait usage d’un cordon, on peut y appliquer plus de force qu’il ne faut, et surtout décomposer cette force par une direction oblique. Le serrurier y obvie en faisant passer le cordon dans un petit crampon placé au-dessous du mouvement pour assurer la direction , et en plaçant convenablement la pointe d’arrêt.

« Si on n’a qu’une sonnette pour deux ou plusieurs cordons de tirage, on ajuste le fil de fer de divers tirages, là où ils ar-

rivent, sur le principal : c’est le cas de multiplier les rappels en avant et en arrière des jonctions.

« Les branches des mouvements sont ordinairement de cuivre fondu, mais la broche sur laquelle ils tournent est de fer ; quelquefois aussi on substitue du fil de laiton au lit de fer. Les mouvements sont égaux, mais la branche du cordon de celui de tirage est plus longue. Un mouvement auquel on laisse trop d’espace à parcourir dans sa rotation se remue, c’està-dire fait un tour entier; alors le jeu de tout le mécanisme est interrompu : on prévient cet accident par les pointes d’arrôt qui bornent la course du mouvement. Cet accident est plus à craindre au mouvement de tirage qu’à tout autre, raison pour laquelle on lui met toujours une pointe d’arrèt. »

On se sert encore fréquemment du mécanisme dont nous venons de faire la description. On a cependant inventé de nos jours un moyen encore plus expéditif d’appeler les domestiques. Il s’agit des cordons de sonnette et conduits acoustiques, dont les plus simples constituent le système d’avertissement par le sifflet. Il se compose d’un cornet pour recevoir la voix et pour entendre, d’un cordon creux acoustique recouvert dans toute sa longueur par un nouveau procédé, qui est l’emploi de boyaux ou de gulta-percha. Les tuyaux courants employés pour une distance de moins de 30 mètres coûtent I fr. 50 le mètre, et ceux employés pour une distance de plus de 30 mètres, 2fr. le mètre. La portion du tuyau, qui pend dans chaque appartement coûte 4 fr. le mclre recouverte en passementerie de coton, 3 fr. de laine, et 7 fr. de soie. L’embouchure avec sifflet d’appel en palissandre coûte 3 fr. et en buffle 4 fr. (I).

L’avantage de ces cordons acoustiques c’est de gagner du temps. A l’appel des sonnettes ordinaires, les domestiques arrivent et demandent les ordres du maître : ensuite, ils vont faire la commission dont on les a chargés ou chercher ce qu’on leur a demandé. On voit qu’il y a perte de temps, tandis qu’au moyen des cordons acoustiques on dit de suite aux domestiques ce que l’on veut et en leur indiquant, à grande distance

(I) Ces tuyaux se trouvent à la manufacture générale de gutta-pcrclia de A LeverdetCic, 218, faubourg Saint-Martin, à Paris.

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môme, ecqiie l’on veut avoir; ils l’apportent directement. Toutefois, l’emploi de l’ancien système ou du système acoustique est arbitraire et au choix du propriétaire , qui peut ôtre seul juge dans ce choix.

La pose des tuyaux acoustiques et de leurs cordons se fait facilement.

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