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La fig. 346 présente un autre motif

Si l’on voulait orner le filet soit du haut , soit du bas d’un panneau , on pourrait faire un fleuron en entre lacs ainsi que l’indique en g la fig. 344.

Nous donnons ici aussi quelques modèles d’angle , ou intersection de bordures verticales et horizontales.

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Fig. 349.

Fig. 351.

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L’assemblage Ou la réunion bizarre de couleurs qu’on ne rencontre que trop souvent dans la peinture de bâtiment, comme dans la peinture de décors, provient premièrement d’une absence de goût et secondement de l’ignorance de la théorie de la couleur et de la lumière.

L’expérience, l’habitude et le goût peuvent souvent suppléer à la théorie, parce que de l’expérience et du souvenir naît en partie la théorie qui ensuite enseigne une bonne pratique. Mais que de Cois l’homme de goût ne gémit-il pas du bariolage désagréable qui dans la peinture vient heurter son ceil et son esprit.

Nous allons donc essayer de donner quelques règles générales sur l’harmonie des couleurs.

La nature a donné aux corps une forme dont on ne peut nier les qualités visibles et tangibles, et qui appartiennent au corps lui même; mais les qualités de couleur inhérentes à ce corps ne sont que visibles, et elles ne peuvent être contrôlées par le toucher. La couleur est une abstraction, elle n’est déduite que par le moyen de l’esprit, car la couleur est immatérielle. La couleur est un corps distinct de la lumière.

Parmi les couleurs , on en distingue de primitives et de mixtes. Les premières sont celles qui ne peuvent se composer d’aucune autre, ni se décomposer en aucune autre. Les couleurs primitives ne sont qu’au nombre de trois : 1° le jaune, 2° le rouge, 3° le bleu.

Toutes les couleurs dérivent de celles-ci , à l’infini et sans aucune exception.

Quant aux couleurs mixtes, elles ne sont autre chose que le résultat du mélange de deux couleurs primitives : donc trois couleurs primitives engendrent trois couleurs mixtes.

Le mélange du jaune et du rouge produit l’orangé, du jaune et du bleu produit le vert, du bleuet du rouge produit le violet. Telles sont les couleurs mixtes, qui dans cette fusion se lient aux couleurs primitives par des nuances intermédiaires, dont les principales sont les suivantes : le rouge, la nuance capucine; l 'orangé, la nuance cadmium (jaune tirant sur l’orangé, oxyde de cadmium); le jaune, la nuance soufre; le vert , la nuance turquoise ; le bleu, la nuance indigo; le violet , la nuance grenat.

Au nombre de rouges, sont : 1 e cinabre, mercure sulfuré ou

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vermillon, le rouge de Prusse, le rouge de Mars, le rouge d’/l«gleterre et l ‘ocre rouge.

Le cinabre ou vermillon , composé de 80 pour 100 de mercure et de 14 de soufre, est le rouge par excellence : c’est le rouge le plus éclatant. C’est celte couleur qu’on nomme gueules dans la science héraldique ou science du blason. En gravure on la figure par des traits verticaux ou perpendiculaires. 11 faut employer les vermillons avec réserve et sobriété, pour de petits fonds de médaillon, des fonds moyens de panneaux, des tiges de plantes, des filets.

On peut en étudier l’application raisonnée dans les loges de Raphaël au Vatican de Rome, dans les peintures de la villa Madama à Rome, dues à Jules Romain et à Jean d’Udine, dans les peintures du palais ducal de Mantoue, par Mantegna, Jules Romain, etc. Nous recommandons l’ouvrage intitulé: F resco décorations and stuccoes of churches and palaces in Ilaly, etc., par M. Louis Gruner; London, 1854, 1 vol. in-folio, avec planches coloriées.

On ne peut composer de violets avec le vermillon.

Pour les orangés on doit se servir du pourpre de Cassius, du minium, du brun orange (orangé de mars), de l’orange de chrôme.

Avec la laque plate de cochenille on fait les violets.

Le jaune représente l’or : dans l’art héraldique, on n’emploie pas de jaune, mais de l’or; il est représenté en gravure par des points. Les plus beaux jaunes sont : le jaune de Naples, le jaune de chrôme, le jaune minéral, le massicot ou céruse calcinée, qui donne une teinte dure.

Enfin, pour les bleus on emploiera l’outremer artificiel de Guimet, le bleu minéral ou bleu d’Anvers, le bleu de cobalt, les cendres bleues, le bleu d’émail pour fonds azurés et le bleu de Prusse. En blason, le bleu se nomme azur et s’exprime en gravure pardeslignes ou traits horizontaux , d’un flanc de l’écu à l’autre.

Les verts dont les peintres en bâtiment font usage sont les verts de Scheele, de montagne, de grains, le vert de gris, les verts de Vienne, de vessie, de chrôme et de Titane. En blason, le vert se nomme sinople ; il est figuré par des diagonales à 45 degrés , c’est-à-dire par des traits d’un angle à l’autre, de

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droite à gauche. L’argent est figuré par un fond tout uni, et sans aucun trait. Le pourpre se figure par des diagonales de gauche à droite, le contraire du vert ou sinople. Enfin le sable ou noir par des lignes croisées, verticales et horizontales.

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