‹ L'architecture et la construction pratiquesChapitre 119 sur 161 · DU NIVELLEMENT DU TERRAIN A BATIR. 4G · texte numérisé non relu

DU NIVELLEMENT DU TERRAIN A BATIR. 4G

lume, et dont nous avons retranché à dessein les démonstrations, afin d’ôtre plus abrégé; qu’il étudie plus tard les pages qui traitent des différentes natures de sol, celles ensuite où nous parlons des fondations dans les mauvais terrains, des fondations sur grillages et autres ; qu’il suive avec assiduité, mais sans précipitation, la description des travaux à mesure qu’ils doivent se présenter dans l’exécution, et il s’apercevra que la tâche qu’il a entreprise n’est point au-dessus de ses capacités ni de sa volonté.

Qu’il consulte ce volume comme une sorte de dictionnaire, de petite encyclopédie de construction, ce qui lui est rendu facile par l’ordre alphabétique des matières placé à la fin de ce livre.

S’il nous lit sans distraction, il pourra jouir plus tard du plaisir de voir une œuvre achevée dont il aura dirigé et suivi l’exécution dans toutes ses parties. Il éprouvera le même contentement et la même satisfaction que l’architecte ressent en présence de ses projets exécutés et achevés.

Un ^üvellement du terrain à bâtir.

Tous les terrains ne sont pas toujours de niveau; il y en a qui offrent des inégalités ou des irrégularités considérables. Il est donc nécessaire .de se rendre compte des variations de la surface avant de déterminer la profondeur des fondations et le niveau du dessus du plancher du rez-de-chaussée. C’est en négligeant cette simple opération du nivellement qu’on commet trop souvent des fautes irrémédiables, soit qu’on fonde trop bas, soit qu’on fonde trop haut.

II arrive .aussi très-fréquemment que le niveau du plancher du rez-de-chaussée ou que d’autres niveaux d’importance dans les bâtiments neufs doivent dépendre de l’écoulement des eaux ainsi que du drainage; ces niveaux peuvent encore dépendre de dépendances et d’accessoires qu’il faut prendre en sérieuse considération. Il est donc nécessaire de connaître quelques moyens simples et exacts propres à s’assurer des hauteurs relatives des différents points qui entourent l’emplacement où l’on doit élever un bâtiment nouveau. On se sert pour cette opération de deux moyens, dont le premier consiste

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dans l’emploi du niveau d’eau et le second dans le vulgaire niveau du maçon.

Dans le cas où le terrain dont on veut tirer le niveau est de peu d’étendue et où les variations du niveau ne s’étendent pas au delà de quatre à cinq mètres, les différentes hauteurs des divers points peuvent être exactement prises au moyen du niveau du maçon.

Choisissez un endroit convenable auprès du point le plus élevé du terrain, enfoncez-y trois petits pieux à égale distance les uns des autres, et formant un triangle, aussi régulier que vous pourrez le faire par simple approximation. Clouez à l’extérieur des pieux ou piquets trois morceaux de planches d’une épaisseur moyenne mais convenable, de façon à ce que leur face supérieure se trouve dans un môme niveau, cequel’on fera en y présentant une règle sur laquelle on fera manœuvrer en tous sens l’équerre niveau du maçon. Pour cette opération on se fera aider et guider par un ouvrier maçon, qui presque tous savent se servir convenablement de leur niveau, ou d’une manière assez pratique pour l’enseigner au bout de cinq minutes.

Quand le niveau est ainsi fixé, un aide ou un ouvrier se place vers l’endroit où l’on commence l’opération du nivellement. Cet ouvrier enfonce en terre un piquet, a qui doit être plus long que la différence supposée du niveau : il fait glisser le long du piquet, soit en l’élevant, soit en le baissant, un morceau de latte b jusqu’àceque l’œil de l’opérateur aperçoive le haut des deux

planches du triangle en question dans une même ligne horizontale , avec la face supérieure de la latte tenue par l’aide. Un comprendra que pour que la vue puisse embrasser ces trois points il faut des tâtonnements et des épreuves jusqu’à ce qu’on arrive au but. La différence de niveau cherchée sera la hauteur à partir du pied du piquet jusqu’au dessus du bout de latte transversale, ou dessus des trois planches clouées en triangle.

Il y a encore un moyen plus expéditif de connaître des différences de niveau quand les distances ne sont pas trop longues.

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