DD TRACÉ DES FONDATIONS
certaine hauteur arbitraire de ce sol. Les deux lignes ponctuées fîg. 361 en équerre G D, CE figurent l’épaisseur du mur, c’està-dire la face intérieure du mur de pourtour quand il sera monté à la hauteur du sol.
L’opération indiquée par la figure en perspective est pour conserver intactes toutes les mesures ordonnées. Les lignes ponctuées qui partent des traverses z, z, sont exprimées en réalité par des cordeaux tendus par les maçons. En présentant des plombs aux angles que forment les cordeaux , les ouvriers reportent les dimensions au fond de la fouille et opèrent pour jeter leurs fondations avec l’exactitude convenable. On doit cependant ne pas négliger d’exercer un contrôle sur les opérations des ouvriers et de s’assurer par soi-même s’ils n’ont pas commis quelque erreur.
La partie enbachures biaises du plan fig. 361, contenue entre BAF, et en hachures verticales et horizontales de la fig. 362 en perspective, indique la partie fouillée ou vide. Observons, enfin, pour plus de clarté qu’un angle droit vu d'en haut en perspective devient un angle plus ou moins aigu, comme on peut le voir par l’angle BAF de la fig. 362.
Quand on aura fait descendre , au moyen des à-plombs, la position et les dimensions des murs, on indiquera les baies de portes qui doivent établir des communications entre les diverses caves du souterrain.
L’espèce de canevas à cordeau établi à une certaine distance verticale du sol , doit toujours indiquer la position des murs au-dessus de terre. En descendant ces mesures sur le sol des fondations, il faut avoir soin de tenir compte des différences d’épaisseur des murs. Car ceux du souterrain doivent être plus épais que ceux du rez-de-chaussée. L’excédant d’épaisseur d’un mur sur un autre se nomme empâtement. On donne d’ordinaire 14 centimètres d’empâtement aux murs de face extérieurement et environ 5 à l’intérieur. Il faut tenir compte de l’excédent d’épaisseur, en traçant la fouille.
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
Pilotis en sable.
11 peut arriver en construction qu’on n’ait que de simples points d’appui à établir pour fondation, plus ou moins éloignés les tins des autres. Alors on se servira du procédé suivant. L’emploi du sable dans les fondations a été fait en 1830 à Bayonne et ensuite à la fondation des piliers du porche du corps de garde de Mousserolles. La fig. 363 fait voir la disposition de la fondation du pilier qui devait être fondé sur une plate-forme. On fit creuser le sol à un mètre au-dessous du niveau auquel on voulait descendre l’empâtement de ces piliers ; on remplit l’excavation de sable en le tassant à la dame. On établit sur ce sable les assises M et N en maçonnerie de libages et mortier ordinaire, puis l’assise P en pierre de taille, formant soubassement.
Le fond de l’excavation a un mètre de largeur. Le ponctué et la lettre S indiquent la place du sable. La première assise en libages a 30 centimètres de hauteur sur un mètre en longueur et en largeur. La seconde n’a que 80 centimètres en longueur et en largeur , et le soubassement n’en a que 60.
Les circonstances où il y a avantage à employer un pilotis en sable sont dans les terrains qui seraient absolument sans consistance, où il serait difficile d’ouvrir les tranchées nécessaires pour y fonder au moyen d’un massif de sable, et dans lesquels on ne pourrait d’ailleurs, sans coffrage , empêcher la vase de venir se mélanger au sable qu’on y placerait.
Fig. 363.