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PISÉ

le commencement de mai, étaient assez secs à la fin de septembre ou au commencement d’octobre, pour être recouverts d’enduits, et que ceux qui étaient achevés en juillet, et même en août, pouvaient encore être enduilsavant l’hiver; enfin que, pour ceux terminés plus tard, il fallait attendre au moins six mois après l’achèvement de l’ouvrage. Il est inutile de dire que si ce terme arrivait dans un temps de gelée ou à une époque où elle serait encore à craindre, il faudrait différer. Il est encore convenable de ne pas construire les murs en pisé dans les temps humides et pluvieux.

Au lieu d’employer de la terre argileuse pour faire le pisé, on se sert dans les pays du nord et du centre de l’Europe , d’un mélange de chaux et de sable additionné soit de brique ou de tuileau pilé , soit de cendre de forge , de pouzzolane ou de ciment en petite quantité, le tout fortement pilonné dans des moules entièrement semblables à ceux du pisé ordinaire.

Voici quelques compositions de cette sorte de pisé qui sont données comme ayant parfaitement réussi.

Sable

o à 7 parties.

Terre cuite

1 partie.

Chaux en pâte. . . .

1 id.

On obtient ainsi un pisé d’une

prise assez prompte pour les

cas ordinaires.

Lorsqu’on veut une prise pl

us rapide et une dureté plus

grande, on emploie :

Sable

5 ou 6 parties.

Terre cuite.*

1 partie.

Chaux en pâte. . . .

1 id.

Ciment

1/4 ou 1/3 de partie.

Tout le secret de cette fabrication, une fois le mélange convenablement composé et humecté, consiste dans le pilonnage, qui doit être aussi complet que possible.

II n’est pas besoin de faire observer que l’on peut confectionner de cette façon des blocs de pierre factice d’une forme

DES MATKIIIÀUX PRINCIPAUX.

parai lélipipédique, qu’on maçonne ensuite comme les pierres de taille ordinaires (t).

Quand les murs de pisé sont bien construits, ils durent longtemps, témoins ceux d’Espagne élevés par Annibal et qu’on voyait encore avec étonnement deux siècles plus tard au dire de Pline l’ancien. 11 paraît qu’à Marseille on se servait au dire de Vitruve, au lieu de tuiles, de pisé mêlé de paille, pour couvrir les maisons.

On fait aussi des voûtes en pisé,

Blètnux.

On emploie plusieurs métaux dans la construction. Les plus usuels sont : le fer, le cuivre, le zinc, l’étain et le plomb.

Le fer joue surtout un grand rôle dans la construction. Toutefois, un habile constructeur sait en ménager l’emploi. LTne trop grande quantité de fer n’ajoute pas toujours ù la solidité des bâtiments; cette solidité est surtout obtenue par une combinaison judicieuse, des parties verticales de maçonnerie avec les chaînes horizontales en fer.

Le fer est extrait du minerai qui le produit, en le faisant d’abord griller et en mettant ensuite ce minerai dans des fourneaux pour le faire fondre. Après la fonte, le fer est coulé en barres plus ou moins grosses, et, à la suite d’une manutention particulière , on obtient le fer à forger. Le fer coulé en barres appelées gueuses est nommé fer de fonte ou fer cru. La masse principale du fer cru est du fer combiné avec différentes proportions de carbone. Le fer cru contient de deux à six pour cent de carbone; il est très-aigre, très-cassant et oppose une résistance extraordinaire au poids et à la pression. Le fer ductile du commerce se nomme fer en barres, de formes et de dimensions diverses. Le beau fer forgé a ordinairement une couleur gris clair, une cassure nerveuse et à pointes déliées; il est doué d’une ténacité considérable, mais qui varie beaucoup suivant le degré de pureté des différentes sortes de fer.

(I) Guide pratique du constructeur. — Maçonnerie , ]>ar A. Demanet; Paris, 1864, in-18", p. »7.

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