ECHAFAUDS
se sert de planches de bateau pour poser sur les boulins , ou de planches en bois blanc, elles ont généralement de 4 à 5 centimètres d’épaisseur; elles doivent être frettées (garnies de petites bandes de fer mince) par les deux bouts, pour les empêcher de se fendre.
2° Les échafauds sur plans horizontaux, destinés à construire les plafonds et leurs corniches et à faire les rejointoyements et enduits des voûtes. Pour établir cette sorte d’échafauds on pose verticalement des boulins le long des deux murs se faisant face dans une pièce à plafonner, en les espaçant environ de deux mètres les uns des autres; à ces boulins on fixe des pièces horizontales ou traverses au moyen de cordages à main. C’est sur ces traverses qu’on pose ensuite le plancher temporaire de l’échafaud. Les traverses n’ont pas toujours la longueur suffisante; alors on les ente pour leur donner la longueur de la pièce. Ensuite il faut avoir la précaution de poser de distance en distance des étrésillons en dessous des traverses, afin qu’elles puissent supporter le plancher et la charge, qui est assez considérable. On aura soin aussi que les étrésillons soient posés sur des pièces de charpente du vrai plancher et non sur les lattis ou les aires. Il doit en être de même des boulins posés verticalement.
3° Ixs échafauds volants, employés pour faire les ravalements partiels ou autres ouvrages qui n’ont pas besoin d’être échafaudés de fond, ou à partir du sol. On démonte en tout ou en partie cette sorte d’échafaud pour le changer de place suivant les besoins et l’avancement des travaux pour lesquels ils sont établis.
Il y a bien des manières d’établir ces échafauds qui sont prescrites par la nature des travaux et la disposition des lieux où on les élève. Dans des travaux où il y a convenance ou impossibilité de faire reposer les écoperches sur le sol, si l’on peut disposer du premier étage, on construit ce qu’on nomme un échafaud à bascule. On pose horizontalement sur les appuis des fenêtres, de fortes pièces de bois, qu’on maintient invariablement dans leur position en les faisant reposer à l’intérieur sur un petit potelet placé sur le plancher, et en les serrant avec un poteau vertical d’aplomb sur le potelet. Cette opéra-
LA SCIENCE DES CONSTRUCTIONS
tion faite avec soin, on établit sur les parties qui font saillie à l’extérieur le premier plancher de l’échafaud ; ensuite à une distance convenable du mur, on scelle les pieds des écoperches avec de forts patins en plâtre, comme on le ferait sur le sol.
Si au contraire le premier étage n’est pas libre, il faut faire supporter la portion extérieure des premiers boulins horizontaux par des boulins inclinés ou posés de biais, dont on scellera les pieds au bas du mur dans des patins en plâtre. Pour éviter tout mouvement on scelle avec le plus grand soin dans le mur les boulins du premier rang : il est même convenable de fixer à chacun une patte en fer qui tienne dans le scellement.
Dans l’établissement de tout échafaud, il ne faut pas employer de vieux ou de trop vieux cordages, ni des cordages trop usés ou trop minces. Il faut penser que ces cordages resteront exposés aux intempéries de l’atmosphère pendant des mois entiers, et que s’ils venaient à manquer, il en résulterait de graves accidents causés par une aveugle et condamnable économie.
Lorsqu’il s’agit de monter des maçonneries ou de faire des travaux de consolidation ou de restauration à des édifices déjà construits, les échafaudages prennent souvent des formes encore beaucoup plus compliquées et qu’il serait impossible de définir autrement que par de nombreux exemples qui ne sauraient trouver leur place ici. Qu'il nous suffise de dire que dans ce cas on se sert fréquemment des saillies qu’offrent les constructions existantes pour y établir le pied des principaux supports de l’échafaudage, et que ceux-ci, au lieu d’être de simples perches en pièces de charpente toutes droites et montant de fond, sont souvent des chevalets ou des potences dont les chapeaux en surplomb servent de support aux premiers planchers ou aux autres pièces de charpente verticales qui les recevront à des étages plus élevés.
S’il s’agit de vastes constructions particulières , comme bâtiments de manufactures , magasins, usines, formés de plusieurs étages élevés et d’une grande étendue, les échafauds dont nous venons de parler seront peut-être insuffisants. Dans