ASSEMBLAGE DES BOIS
t'ig. 185.
Moment disposée : il s’en suit que les épaisseurs de bois qui restentau-dessus et au-dessous de cettedernière, et qu’on norumeles jouées , sont chacune égale à l’épaisseur du tenon, afin que la résistance soit la même de part et d’autre. C’est pour le même motif que le trou destiné à recevoir la cheville d'assemblage est situé au tiers de la longueur du tenon, à partir de sa naissance, et dans l’axe de sa largeur, qu’on nomme joue. Cette cheville cylindrique, et d’un diamètre ordinairement égal au quart de l’épaisseur du tenon, doit être de bois dur et surtout de fil; cependant il ne faut jamais la considérer comme partie constituante de l’assemblage; elle ne doit servir réellement qu’à faciliter le travail; une charpente bien combinée, bien exécutée et posée doit se maintenir sans le secours des chevilles , puisque si elles avaient quelque utilité, la rupture de l’une d’elles, pourrait occasionner la destruction de toute la charpente. Toutefois, malgré ces considérations, on les laisse dans les assemblages, en ayant soin de les couper à fleur des faces des pièces.
Bien que l’exactitude rigoureuse soit préférable à toutes les précautions que l’on peut prendre dans l’exécution, la difficulté d’obtenir ce résultat amène naturellement à choisir un terme moyen présentant la plus grande solidité possible jointe à une exécution certaine; .ainsi, dans l’assemblage dont il s’agit, il faudrait que la mortaise et le tenon fussent égaux, afin que le bout de celui-ci portât sur le fond de la mortaise en môme temps que les épaulements du tenon sur les jouées qui en sont la portée; et comme il peut arriver que le tenon soit un peu trop long et porte seul , il faut le faire tout d’abord un peu plus court que la mortaise, pour faire porter de préférence les épaulements du tenon.
Les liernes sont des pièces de bois entaillées de sorte à pouvoir embrasser les solives sur lesquelles elles sont arrô-
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lées par des chevilles. Les liernes sont destinées à empêcher les solives de fléchir séparément.
Un des assemblages le plus solide est celui à queue d’arondeel à mi-bois, qui empêche tout mouvement en travers ou en longueur. Nous n’en ferons pas la description, la fig. ISO montrant distinctement la combinaison de cet assemblage.
L’assemblage A est très-simple , on le nomme entaillé à double renfort incliné. Celui en B est à queue d’aronde est celui enCestà
tenonetà renfort biais.
Il sera aisé de comprendre que l’assemblage A peut avoir lieu après que la pièce longitudinale est posée, et ilenestdemôme de l’assemblage B. Comme dans l’assemblage C il y a un tenon , il faut qu’il se fasse simultanément avec la pose de la charpente ou pendant ce qu’on nomme le levage (fig. 187).
Fis. ISO.
Des planchers.
En parlant de l’équarrissage des arbres, nous avons dit que la plus grande force d’une pièce de bois tirée d’un tronc cy T lindrique était celle que présentait la proportion de sa largeur à sa hauteur dans le rapport de 5 à 7. Or, la solidité de deux pièces de bois d’égale longueur est en proportion du produit de la largeur avec le carré de la hauteur, et il s’ensuit qu’une pièce mise sur champ de plus petite largeur, mais de plus d’élévation, tout en présentant en coupe une superllcie